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 Cary ╪ When you feel my heat, look into my eyes

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† date d'inscription : 31/05/2016
† messages : 15


MessageSujet: Cary ╪ When you feel my heat, look into my eyes   Ven 3 Juin - 13:09



Cary Mcquillan


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› nom: Mcquillan, nom d'un père qu'il n'a jamais connu, qu'il n'a jamais vu, mort bien avant sa naissance et qui n'a laissé, d'après sa mère, son souvenir que dans les yeux d'un fils qui ne tarda à le suivre dans ce monde étrange sans réalité aucune. › prénom: Cary. Un prénom choisit par une mère amoureuse d'un roman, d'un héros, d'un personnage apprécié et fantasmé. › âge: 31 ans › date et lieu de naissance: Né un 14 janvier 1983 en Nouvelle Zélande. › origines: Zélandais même s'il a acquis la nationalité australienne il y a quelques mois dans le cadre de son travail. › métier: Il a réalisé son rêve de gamin en devenant flic, se spécialisant même dans les Stups. › situation civile: Célibataire, un statut chéri qu'il n'est prêt à abandonner pour personne. Il s'est pourtant dangereusement approché de ce qu'il n'a jamais compris, à savoir de ce sentiment qui pousse les gens à s'enticher d'une seule et même personne, mais un coup d'éclat eu suffit d'une relation naissante. En regardant les dégâts occasionnés sur son meilleur ami par le même genre d'inclination, il s'en félicite.


Personnalité & Habitudes
Cary est fier, charmeur, impulsif, imprévisible, instinctif, protecteur, franc, mais également effronté, borné, sarcastique, ironique, rebelle, possessif, indépendant, bagarreur et arrogant + il a perdu son frère très jeune, ce qui l'a poussé dans la drogue, une voie qui l'a motivé, une fois devenu Flic, à travailler dans ce même milieu + il est assez intolérant, de part sa fierté démesuré, et a tendance à porter certains jugements qui peuvent paraître implacable de part sa franchise acerbe + apprécié de la gente féminine, son humour particulier a tendance à attirer tout comme son insidieuse tendance à se mettre constamment en danger + il a quitté la nouvelle Zélande pour son meilleur ami Jay, qu'il a vu sombrer suite à sa rupture. Il a décidé d'entrer dans le programme avec les USA et a entraîné ce dernier dans sa combine, le menant dans une petite ville au nom imprononçable + il a gardé son accent, qui dénonce ses origines + véritable tête brûlée, il s'est battu avec quelques policiers qui ne les acceptaient pas franchement + son faible pour les femmes est plus prononcé depuis sa malheureuse histoire … tant et si bien que Jay a tendance à dire qu'il ne cherche qu'à l'oublier de toutes les manières possibles + Cary, lui, a tendance à nier ce qu'il a pu ressentir pour elle, nier qu'elle lui manque ce que Jay ne cesse de lui répéter en assurant qu'il est le con de l'histoire + éprouvé et fier, Cary s'est laissé convaincre par une relation inédite. Il s'est attaché à l'une de ses collègues, amicalement, avec laquelle il couche régulièrement sans que leur relation ne le mette en danger. Cela ne l'empêche pas d'aller à droite et à gauche cependant, lui qui est avide de sensations fortes.


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† date d'inscription : 31/05/2016
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MessageSujet: Re: Cary ╪ When you feel my heat, look into my eyes   Ven 3 Juin - 13:15





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L'histoire est une galerie de tableau

Les feuilles se détachaient, fuyaient, ces branches décharnées qui s'élevaient vers le ciel sans plus de voile pour dissimuler une maigreur hivernale. Et mes prunelles infantiles s'y attachaient, alors que, le nez pressé contre la vitre, je fixais une liberté qui me faisait pâlir d'envie. J'aurais aimé être cette feuille qui échappait aux chaînes qui la liaient à ce tronc, porté par un vent qui désormais la ferait voyager jusqu'à ce qu'elle ne meurt, abandonnée sur le sol terreux. Et je penchais légèrement la tête, puis contractais mes muscles pour me hisser sur le rebord, fasciné par une nature qui m'attirait. « Cary ! » Une secousse alors que mon genoux rejoignait le rebord, deux mains qui encerclèrent mon buste avant de me ramener à l'intérieur d'une chambre partagée. Une grimace se dessina sur mes traits avant qu'ils ne se déforment sous la colère. « Mais ! Pourquoi tu m'embêtes ! » gémis-je en croisant les bras, posé sur le parquet devant un frère au regard sombre qui ressemblait plus à ce père que je n'avais jamais connu. « Parce que je ne tiens pas à ce que tu tombe d'un étage. » soupira t-il en réajustant mon pull, avant de s'accroupir pour me regarder dans les yeux. « Tu sais que je ne pourrais pas toujours veiller sur toi Cary ? Il va falloir que tu apprennes à faire attention à toi sans t'attendre à ce que je te sauve. » Je retroussais mon nez avant de lever ostensiblement la tête. « Je n'ai besoin de personne et je ne t'ai pas demandé de venir ! » Puis, sur ces mots balancés, j'échappais aux prunelles mordorés de mon frère aîné pour me précipiter dans l'escalier, afin de rejoindre ma mère. La brune élancée se tenait près des fourneaux, et mijotaient une soupe qu'elle allait me forcer à avaler. Une grimace éloquente se peignit sur ma frimousse, et je sortis discrètement, sur la pointe des pieds, afin d'échapper à son regard inquisiteur. « Cary ! » m'interpella t-elle sans se retourner, m'empêchant d'atteindre la porte d'entrée pour sortir à l'extérieur. « Tu sais que tu n'as pas le droit d'aller dans le jardin passé une certaine heure n'est-ce pas ? » Je soupirais faiblement avant de croiser les mains dans mon dos, revenant vers elle, les iris agrandis. « Maman s'il te plaît. » murmurai-je d'une voix veloutée tout en la regardant intensément. « Ah non mon amour. » fit-elle en pinçant ma joue, «  tu n'irais nulle part sans Chris, et tu sais qu'il a des évaluations à venir. » Je levais les yeux au ciel avant de bougonner. « L'école ne sert à rien. Moi je veux devenir policier ou pompier. » « Tu ne peux devenir ni l'un ni l'autre sans diplôme, alors tu vas devoir t'accrocher. » Je me laissais tomber sur le sol, rejoignant la table à quatre pattes en glissant sous la nappe. Je saisis mon pistolet que j'avais dissimulé, avant de sortir de ma cachette et de viser ma mère. « BOUM ! Tu vois, je n'ai pas besoin d'aller à l'école ! » Elle grimaça en voyant mon arme, puis me la confisqua d'un mouvement afin d'éviter de recevoir une eau stockée. « Chéri, tu ne veux pas que maman soit fière de toi comme je suis fière de ton frère ? » Je haussais mes sourcils bruns, si semblables aux siens avant de hausser les épaules. « Tu as déjà Chris pour ça, tu n'as pas besoin de moi. » Puis, je lui échappais avant de m'éloigner en poussant des cris d'indien. Je l'entendis soupirer, mais elle n'intervint pas plus, me laissant sauter sur le canapé à mon aise. Je n'étais pas proche d'elle, qui m'avait toujours préféré mon aîné de sept ans plus âgé, probablement parce qu'il lui rappelait ce père que je ne connaissais pas. Partit peu de temps après ma naissance, j'avais parfois la sensation, de mon point de vue d'enfant de cinq ans, d'être la cause de ce départ brutal. Ainsi s'expliquait cette froideur qu'elle me réservait quand elle était chaleureuse avec mon grand frère, qui le vivait mal. De toute façon, il était le seul que je voulais rendre fier et le seul même que j'aimais à ce point. Je n'avais besoin de personne d'autre que lui.

Mes doigts s'écrasaient sur mon front, alors que je mirais vaguement le cahier qui s'étendait sur mon bureau. Je luttais, non pas pour comprendre ce que mon professeur déclamait, mais pour ne pas devenir une des victimes incessantes de ce Morphée qui tentait de m'arracher à ma réalité scolaire. « Monsieur Mcquillan ! » hurla soudainement le vieil homme de sa voix sifflante. De nombreux élèves sursautèrent, mais je me contentais de relever la tête, avant que le bleu de mes yeux ne pétillent, toute attention ravivée. « Puis-je savoir ce que vous faites ? » Je n'aimais pas l'école, pas plus que je n'appréciais les études, et ce malgré la bonne volonté d'un aîné qui avait décroché son bac l'année dernière et se complaisait à présent dans les couloirs de l'université. Pour ma part, avoir douze ans et être enfermé avec un centenaire me donnait des sueurs froides ainsi qu'une furieuse envie d'évasion, quitte à choisir cet être invisible qui me tendait les bras et m'invitait à fermer les yeux. « Je compte les minutes qui me séparent encore de la sortie. » révélai-je avec franchise, tandis qu'un sourire illuminait mes traits. « Êtes vous en train de m'assurer que vous vous ennuyez parmi nous ? » [color=#83ABAB« Bien sûr que non »[/color] répondis-je avec aisance, « mais si je m'intéresse à votre cours, mon cerveau en a décidé tout autrement et ne cesse de m'entraîner ailleurs. » Il se leva brusquement, frappant de son cahier sur son bureau. « J'en ai assez de vos pitreries incessantes, de vos siestes et de votre arrogance Mcquillan. Dans le bureau du directeur ! » Je me levais, rangeant mes cahiers avant de passer devant mes voisines de tables. Mais je m'arrêtais quelques secondes devant son bureau, avant de lui murmurer, les yeux pétillant. « Vous savez … je pense qu'avec votre cours, les morts eux même auraient envie de dormir ! » « Sortez ! » Je retins un éclat de rire avant de prendre la porte, me précipitant à l'extérieur en ignorant superbement l'ordre de rejoindre la pièce dans laquelle le directeur ne me recevait qu'avec un profond désappointement à force de m'y voir.

« Tu t'es encore fait renvoyer ! Mais que vais-je faire de toi ! » « Me laisser tranquille. » me renfrognais-je en croisant les bras, m'adossant à ma chaise tandis qu'elle me faisait face, les mains sur les hanches. « La situation n'a rien de drôle bon sang ! J'en ai marre Cary de subir tes frasques ! Pourquoi ne peux-tu pas faire comme ton frère une fois dans ta vie ! » Je serrais les dents avant de me relever, et lui fis face avec effronterie. « Je ne suis pas Chris ! Je suis moi et si je te plais pas, tu n'as qu'à m'abandonner ! » Elle blêmit, mais je n'en avais cure, me précipitant à l'extérieur pour courir, rejoignant la rue qui serpentait derrière les grands arbres et les herbes folles. Je finis ma course contre un mur, m'y adossais le souffle court puis me laissais tomber, assis sur le sol, les genoux relevé et le bras posé sur celui de droite. Ma tête et mes mèches vinrent frapper les pierres qui couraient dans mon dos, alors que je songeais à ce que j'allais faire. J'avais cette irrésistible et idiote envie de fuguer afin de faire ce que je voulais, de goûter à cette liberté dont je rêvais depuis tout petit. Un bruit de pas fit écho sur le bitume, se rapprochant de moi, avant qu'une masse ne me rejoigne dans la poussière de me pas, avant qu'une voix ne s'élève. « Maman va finir par faire une crise cardiaque si tu continus à la contrarier. » commenta Chris, dont la présence devinée me poussa à le regarder. « Elle s'en remettra. » commentai-je avec indifférence, tout en glissant les doigts autour d'une pierre que je jetais au loin. « Tu ne pourras pas être flic si tu abandonnes l'école. » commenta t-il. « On ne peut plus rien faire dans ce monde sans instruction. » Je soupirais faiblement, avant d'entourer mes genoux de mes bras. « Peut-être que je vais attendre mes seize ans et m'engager dans l'armée. » réfléchis-je à voix haute, les yeux dans le vague. « Tu parles d'une liberté ! » s'esclaffa t-il en se redressant, me tendant la main pour que je fasse de même. Je l'attrapais, et me remis sur pied souplement. Si Chris avait ce don certain pour les études, j'avais celui du sport, et je me sentais bien plus à mon aise avec une batte de baseball dans les mains que devant un cahier de mathématique, la manière de prédilection d'un aîné dont les lunettes lui tombaient sur le nez. « Ecoute », commença t-il avec un sérieux qui me poussa dans une méfiance prudente, « on va faire un pacte tous les deux. Je ferais l'effort de jouer avec toi au sport de ton choix si tu décroches la meilleure des notes en math. » Je plissais le nez, peu amène de lui faire plaisir, d'autant plus que cette matière était détestable. Il pressa ses lèvres l'une contre l'autre. « Deux sports ? » Je ne pus tenir, et éclatais franchement de rire avant de lui faire une grimace. « Je ne suis pas à vendre. » lâchai-je goguenard, une pointe de moquerie dans mes yeux bleus. « Mais c'est admirable de la part de Monsieur je sais tout d'avoir tenté. » Sa main se glissa dans mes cheveux et il secoua ma tête allègrement, me poussant à lui échapper en râlant. « Si tu as de bonnes notes ,tu pourras avoir une bourse sportive. Alors réfléchis un peu avec ta tête et donne toi les moyens de ne pas rester dans la même classe plusieurs années d'affilée ! » « Tu exagères, je ne suis pas si mauvais ! » En réalité, je m'en sortais plutôt bien, demeurant dans la moyenne sans me donner la peine de réviser et d'apprendre. « Par rapport à ce que tu pourrais faire, tu es mauvais. » me contra t-il avec ce sourire insupportable de premier de la classe. « Monsieur qui ne sait pas courir correctement sans se casser la figure ne peut rien dire. » grognai-je en lui passant devant. Mais, plus grand que moi, il se plaisait à me décoiffer sans arrêt, et notre conversation au départ sérieuse, finit en un pugilat fraternel. Peut-être aurais-je du simplement écouter.

« Coucher dans les couloirs avec vos camarades de classe au lieu d'être en cours constitue un motif de renvoi définitif. Et si votre frère n'était pas intervenu, je n'aurais pas hésité à le faire. » Je regardais le principal de mes prunelles indifférentes, peu concerné par des paroles que je jugeais exagérées. Je ne niais pas avoir embrasser à pleine bouche Anaïa contre les casiers, ni même avoir glissé la main sous son pull, mais nos relations n'étaient allées plus loin puisqu'un surveillant s'était gentiment invité à notre tête à tête enflammé. « Mais vous êtes un habitué des conneries Monsieur Mcquillan. Je vois que votre première année de lycée constitue une série importante de blâmes pour comportement inadéquat. » Un sourire se glissa imperceptiblement sur mes lèvres, tandis que je croisais les bras sur mon torse, en faisant mine de réfléchir. « Je ne pense pas qu'affirmer que mon professeur de littérature était incompétent soit un motif sérieux pour me blâmer. Je nomme une telle prise de parole comme un acte de franchise. »  « Vraiment ? Vous êtes habilité à déclamer que vos professeurs sont incompétents ? » s'esclaffa t-il en croisant les mains sur son bureau.  ]« Et bien …. me faire saquer sur une dissertation simplement parce que je ne suis pas en osmose avec la théorie du viol dans une histoire qui n'en fait mention n'est pas une preuve de tolérance et de professionnalisme. Car, si je ne m'abuse, il n'a pas vécu dans la tête de l'auteur pour véritablement interpréter avec exactitude ce que ce dernier a voulut dire. Mais bien entendu, la liberté d'expression se limite au monde à l'extérieur de cet établissement ? » répondis-je avec un sourire moqueur.  Il inspira profondément, maîtrisant une rage que j'éveillais par ma nonchalance. « Il va falloir que vous compreniez que vous n'êtes qu'un élève Monsieur Mcquillan. Votre rôle est d'obtenir votre diplôme et non d'emmerder vos professeurs. » « Je ne peux pas apprendre et en avoir envie si je suis muselé, j'en suis navré. » continuai-je en m'adossant correctement à mon siège.  « De toute manière, un professeur est mauvais quand il n'intéresse pas son auditoire. Un enfant de trois ans serait apte à le dire et à le prouver. » Je me mordis la lèvre, mais mes yeux trahissait mon hilarité face à un visage qui prenait cette teinte rubiconde qui illustrait si bien sa colère et son incapacité à me refréner. « Bien … puisque je suis condamné à attendre votre frère aîné en votre si délicieuse compagnie, si vous m'expliquiez votre point de vue. » « Et bien, je pense que ce viol est une manière tordue de voir l'histoire quand l'explication peut-être plus simple. De toute manière, il n'y a pas viol quand la victime est consentante. Prenez votre femme, je suis persuadé qu'elle ne pourra jamais m'accuser de viol si j'en viens à coucher avec elle. » Le rouge se mua en pourpre, avant que son énorme poing ne fracasse le bureau de bois sans que je ne cille. « Vous dépassez les bornes ! Hors de ce bureau avant que je ne vous étripe ! »  « Vous savez que la menace contre un élève peut constituer un déli ? » Le poussai-je délibérément en me relevant, réajustant mon sac sur mon épaule. « Dehors ! » Mais au moment où j'allais ouvrir la porte, sa secrétaire pénétra la pièce en coup de vent. Ignorant délibérément son patron, son attention se reporta sur moi. « Un coup de fil pour vous. Suivez moi. » Je n'aimais son ton grave, mais je la suivis cependant jusqu'à son bureau. Mes doigts s'enroulèrent autour de son combiner que je portais à mon oreille. Quelques mots rejoignirent mon oreille puis mon cerveau. Je blêmis, le regard terne et lâchai le téléphone. Et il explosa sur le sol.

Le ciel était obscur, retenant des larmes que je ne versais guère, qui ne coulaient sur mes joues creusées, qui n'envahissaient un visage plongé dans un mutisme dont je ne sortais plus. Je me contentais de regarder sans dire un mot, perdu dans des pensées en une inaction qui ne me ressemblait. J'étais un hyperactif qui ne s'écrouait jamais dans le silence, manipulant l'humour et l'ironie à la perfection. Ne dire un mot n'était moi, mais j'étais incapable d'articuler maintenant qu'il avait disparut, dans cet accident de voiture qui lui avait fauché son existence, alors qu'il était sur la route du lycée. Je vivais avec le remord et le manque depuis trois jours, et je ne parvenais à la surmonter, cette infâme culpabilité qui avait éloigné le seul être pour lequel j'avais du respect. Car je ne pouvais affirmer ne pas éprouver de l'amour pour ma mère, je n'étais simplement pas proche d'elle, ni même admiratif de la personne qu'elle pouvait être. La terre vola quand le cercueil tomba, happé par les profondeurs de ces souterrains invisibles, tandis que le prêtre clamait des prières ridicules. Je ne comprenais cette volonté subite d'une mère qui ne croyait en dieu, mais je n'avais aucun mal à demeurer immobile, choqué à l'idée que je ne le reverrais jamais. Je ressemblais probablement à un mort vivant renfrogné, qui vivait les événements de loin. Ainsi les heures s'écoulaient sans m'atteindre, moi qui ne cessait de revivre les événements d'une enfance lointaine, naïveté et insouciance explosée. Je ne me rendis compte que le vide s'était fait autour de nous, pas plus que je ne pris conscience que nous étions rentrés avant que ma mère ne m'interpelle. « J'espère que tu es fier de toi ? » explosa t-elle, le mascara dégoulinant de ses prunelles d'un bleu vif, « tes conneries ont enfin payées ! » Je me rembrunis, atteint de plein fouet par une accusation qui porta. Je n'avais pas besoin qu'elle me rappelle mon implication dans sa mort, pas plus que je ne souffrais qu'elle me hurle dessus. Je relevais la tête, plongeant dans ses prunelles. « Terriblement fier. Je n'ai rêvé que de le crever toute ma vie, étrange que tu ne t'en sois rendue compte plus vite. » crachai-je avant de me rendre dans les escaliers, les grimpant quatre à quatre, étreint par la colère et le chagrin. « Cary ! » Je claquais la porte de ma chambre, avant de saisir mon sac de sport et d'y mettre pèle mêle des vêtements qui traînaient dans ma penderie. Puis, les lanières prisonnière de la paume de ma main, je redescendis, devant ma mère stupéfaite.« Je peux savoir ce que tu fais ! » gémit-elle paniquée. « Je me barre » répondis-je simplement, ouvrant la porte en grand avant de marcher d'un bon pas vers ma moto. « Cary attends ! » s'écria t-elle avant de me tirer par mon blouson. « Je suis désolée … je ne sais pas ce qui m'a pris, je t'en prie, ne me laisse pas toute seule. » Mes doigts s'enroulèrent autour de son poignet, tandis que je l'éloignais. « Je suis désolé. Mais ne faisons pas semblant d'être proche simplement parce que Chris est partit. » Ses yeux s'agrandirent, déstabilisés par ce rejet. « Tu penses que je t'aime moins ? » Je haussais les épaules. « A vrai dire, je m'en moque. Mais tu ne me manqueras pas. » Je coinçais mon sac, dont je glissais la lanière au travers de mon torse tandis que des larmes envahissaient ses yeux. « Mon chéri, je t'en prie ! » Sans un regard, je démarrais en trombe et m'éloignais d'elle. Mais, intérieurement et au delà des regrets, de la peine et de la fureur, je maudissais déjà mon geste.

Des ongles glissèrent sur les muscles de mon bras, tandis que la caresse langoureuse me tirait hors d'un sommeil bref et superficiel. Je glissais une main dans ma chevelure brune, tandis que la bouche de la jeune femme papillonnait sur ma joue. Une jolie célibataire de vingt-cinq ans, soit de huit ans mon aîné, qui s'était plût à m'emmener chez elle suite à ce flirt qui nous avait poussé l'un vers l'autre la veille. Depuis que j'avais quitté le domicile familial, je séjournais chez un de mes meilleurs amis, mais je me glissais dans un lit différent chaque soir, ayant totalement abandonné le lycée. Dans le seul but d'échapper à la douleur, je me partageais entre le sexe et les différents sports que je pratiquais avec ma bande, sans plus me soucier de mon avenir. Je me foutais de tout ce qui m'effleurait, et également de cette poudre blanche qu'elle disséminait sur mon torse dans le seul but de le respirer. Je penchais légèrement la tête, sans la quitter du regard, avant qu'elle ne glisse sa langue sur ma peau pour la nettoyer. « Tu n'as pas besoin de te droguer pour vivre intensément maintenant. » murmurai-je chaudement en la poussant à basculer sur le dos. « Tu crois ? Tu ne veux pas essayer ? » chuchota t-elle en promenant son index de neige sur mon nez. « Tu verrais la chose autrement. » susurra t-elle tandis que ses pupilles se dilataient. Pris au jeu, j'inspirai profondément, afin d'ingérer une drogue à laquelle je n'avais jamais goûté. Une délicieuse langueur s'empara de mes membres tandis que mes soucis s'envolaient, happés par une obscurité complaisante. « Alors mon ange ? » Ses ongles s'enfoncèrent dans ma nuque et sa bouche vint cueillir la mienne, l'humidifiant de cette langue qui vint en caresser des lèvres qui s'ouvrirent naturellement. Mes cils noirs vinrent caresser mes pommettes, avant que je n'écrase ma bouche contre la sienne. Un ballet enflammé, avant que ses seins ne s'écrasent contre mon torse et que je ne me laisse aller dans une étreinte érotique, une énième en cette nuit où le sommeil ne nous avait guère retrouvé. Une dernière avant que je ne m'évanouisse, à la recherche d'autre main, d'un autre sourire, d'une autre bouche à explorer. Elles se ressemblaient toutes, et aucune ne parvenait à garder et écrouer une attention éphémère et dédiée uniquement à ce plaisir sexuel qui nous éloignaient de cette humanité oubliée. D'autant plus avec cette substance attirante qui m'éloignait d'un frère qui me hantait. Durant une seconde, je me plaisais à ne plus avoir aucun autre lien que celui qui ne m'unissait, que brièvement, à une femme que je possédais.

Un rire m'écroua, s'échappant de cette gorge enflammée qui était mienne à la plaisanterie pourtant vaseuse un ami tout aussi éméchée. Cette soirée avait pourtant commencée simplement dans ce bar aux tables taillées dans le bois, et aux chaises grossièrement posées. Mais les chopes de bières s'étaient glissées dans nos mains, alors qu'une bande d'amies s'étaient jointes à nous dans le but de trouver chaussure à leur pied pour la nuit à venir. Une jolie rousse m'avait choisit, une masse de boucles tout aussi enflammées qu'un regard qui m'avait plut, brun aux paillettes dorées. Puis, l'alcool avait coulé à flot, entre deux baisers passionnés, roulant dans ces gorges qui riaient plus qu'elles ne laissaient échapper des mots. De plus, accroc à la drogue, ce mélange me tenait dans les vapes, même si mes veines brûlées trahissaient un désir dont j'étais parfaitement conscient. Son odeur m’enivrait tout comme une présence posée sur des genoux tendu. Son bassin flirtait avec le mien et ses bras s'étaient noués autour de ma nuque, qu'elle se plaisait à parcourir de sa bouche dès que la mienne la quittait pour le verre qui ne cessait de se remplir dès qu'il était vidé. Une inspiration suffit à emplir mes poumons, alors que sa langue se glissait sur mon oreille. « Dis … tu ne veux pas qu'on s'éclipse ? » Je hochais la tête, alors que ses doigts s'entremêlaient aux miens pour m'attirer à l'extérieur. La nuit était tombée telle une chape, et aucune étoile ne flamboyait, laissant l'ombre nous étreindre de cette étendue noire. Je levais la tête, fermant les yeux quelques secondes, pour savourer une légère bise glacée sur mes traits. « Allez viens … tu n'es pas impatient ? » murmura t-elle en m'entourant de ses bras, me pressant contre son buste. Sa langue parcourait ma gorge, ses dents se plantaient dans ma clavicule, intensifiant un désir qu'elle avait su faire naître. Mes paumes s'écrasèrent dans son dos avant que je ne baisse la tête, écrasant ma bouche contre la sienne. Un concert de soupirs, un gémissement rauque qui lui échappait pour s'échouer dans ma gorge. Ses doigts se faufilèrent sous mon pull, ses ongles tailladèrent ma chaire, m'arrachant un grognement bref et grave. Un léger bruit retentit en écho, alors qu'elle me tirait sur le trottoir opposé. « Je ne veux plus attendre ... » gémit-elle en enfonçant ses ongles dans mon dos. Ses paumes allaient et venaient, avant de remonter se perdre dans cette chevelure de geais qu'elle tira. Mes mains s'écrasèrent sur ses hanches alors qu'elle s'adossait au mur, glissant sa jambe autour de la mienne pour presser son bassin affamé contre le mien. Mais une sonnerie nous interrompit, celle d'un portable qui résonnait dans le silence de la nuit. Je relevais la tête, tandis qu'elle tentait de me retenir. « Oublie le ... » supplia t-elle en me retenant par le blouson. « Non attends … » Je le cherchais de mes prunelles avant de le voir sur la route, un éclat de métal sur le bitume. Je m'arrachais à ses bras, titubant pour le rejoindre. « Cary ! » Un hurlement à glacer le sang. J'eus tout juste le temps de redresser la tête avant de me faire percuter. Un choc violent qui me fit quitter le sol, rebondir sur le pare choc avant de rejoindre le sol. La douleur fit naître des larmes dans mes yeux, tandis que mes os semblaient brisés, hurlant de souffrance dans mon corps disloqués. Un froid glacial m'embrassait, contrastant avec ce sang chaud qui s'échappait de mes plaies. « Cary ! » Des ombres floues, des voix atténuées, une douleur sauvage. J'entrouvris les lèvres pour inspirer, pour capturer l'air dans mes poumons qui le rejetèrent. J'abandonnais et me laissais aller dans ce noir qui m'appelait, les paupières closes.

Des sons résonnaient en écho dans ce lieu où je demeurais prisonnier, des sons qui m'atteignaient malgré une lourde cécité. Je ne parvenais à ouvrir les yeux, les cils engluées et retenu par mes joues. Une inspiration, une voix lointaine, familière sans que je ne parvienne cependant à dessiner un visage dans mon esprit fatigué et lasse. Souffreteux. Car la douleur se dispersait dans mes membres, me maintenant dans une léthargie et une mélasse dont je ne parvenais à m'extraire. J'inspirai profondément, en écoutant des mots que je ne comprenais, des lettres entrelacées qui ne restaient que des notes qui m'effleuraient sans que je ne puisse les saisir. Un timbre de voix que je connaissais, qui m'avait suivit, mais que je retenais pour une raison obscure et inexplicable. Et je ne saurais définir ce temps qui me fut nécessaire pour me battre contre la faiblesse qui m'habillait, mais je parvins à battre des paupières, à faire la lumière sur mon existence, à entrevoir cette blancheur immaculée qui m'agressait violemment. Je grimaçais légèrement, avant de bouger légèrement les doigts. Un cri résonna brusquement, m'arrachant un grognement de souffrance face à cette douleur qui poignardait mon cerveau. Une valse de médecins, de questions, des médicaments donnés sans que je n'ai réellement conscience de cette scène qui se jouait devant mes yeux, sans que je ne prononce une parole. En vérité, je ne la vis qu'à la seconde où la pièce se vida, seconde nécessaire pour que je reconnaisse un regard et une chevelure qui étaient également miens. « Cary ... » souffla t-elle en s'approchant, entremêlant ses doigts aux miens. Des larmes roulaient sur ses joues pâles, dessinant un chagrin qui m'atteignait plus que je ne l'aurais désiré. Mais, au plus profond de mon être, je savais qu'elle m'avait manqué, quand j'aurais seulement voulu la haïr. « J'aurais tant de chose à dire … je me rends compte que j'ai tant de choses à rattraper … de choses ratées ... » Elle renifla, essuyant une larme qui perlait au coin de sa paupière avant de presser sa paume à ma joue. « J'aimais tellement ton père … le voir partir m'a anéantit et Chris … il lui ressemblait tant. Je craignais qu'il ne m'échappe, qu'il ne m'abandonne … tu étais différent. » souffla t-elle brisée. « Contrairement à ce que tu crois, tu me ressembles bien davantage, tant au niveau de la personnalité que du physique. Je n'aimais pas l'école .. je ne rêvais que d'équitation... J'étais persuadée que tu m'appartiendrais sans que je n'ai à me battre pour te garder. Hors, je t'aimais tellement que je craignais que Chris ne pense que, par sa similarité, je puisse le rejeter simplement à cause d'un père que tu ne connaissais pas. Mais jamais je n'aurais pu imaginer que tu ais pu grandir en pensant que je t'aimais moins. » Ses paroles m'atteignaient, résonnant dans mon cerveau comme une musique brumeuse. Je n'osais comprendre que je puisse m'être trompé à ce point sur des sentiments qu'elle n'avait su montrer. « Tu étais mon mini moi … et je n'ai jamais voulu que tu fasses les mêmes erreurs … mon chéri … je t'aime tant. Plus que tu ne le penseras jamais. Plus que tu ne l'as jamais ressentit. » Elle se pencha, puis effleura ma joue de sa bouche. Mes prunelles d'un bleu myosotis s'étaient humidifiées, et je serrais sa main, apaisé au tréfonds de mon être par une déclaration à laquelle je croyais parce que je ressentais et écoutais, comme j'aurais dû écouter Chris par le passé et me battre pour moi-même. Les regrets se disputèrent à un soulagement vif, à une blessure qui se refermait et cicatrisait. Nos paumes s'embrassèrent et un sourire naquit sur mes lèvres. Le début de ma rédemption, de ma guérison. Quelques semaines me furent nécessaires pour échapper à cette addiction qu'était la drogue, semaines qui m'amenèrent à guérir de mes os brisés et plaies sanguinolentes. Je revins chez ma mère, et nous réapprîmes à nous connaître, et à vivre ensembles autrement. Et je n'aurais jamais pensé être aussi proche et complice. Mais elle n'était pas la seule personne avec laquelle j'avais besoin de faire mon méa culpa.

Je crus qu'il allait se dévisser la mâchoire, alors qu'il s'efforçait de lire les mots transcris sur sa feuille de papier, à l'intention du lauréat de la promotion. Mais comment déclamer des félicitations à un élève qui lui avait pourrit la vie durant des mois ? Je sus, à l'étrange dessin tendu que formait ses traits, qu'il ne parvenait à comprendre comment le rebelle à la chevelure corbeaux avait pu décrocher les meilleurs résultats en plus d'une mention rarissime après une scolarité moyenne et placée sous le signe de l'emmerde. Mais s'il n'avait aucune réponse à ses questions, ce n'était guère mon cas, moi qui avait vécu la mort de mon frère puis mon propre accident, qui m'avait rapproché de ma mère, comme un électrochoc. Il m'avait fallut des années pour comprendre, mais j'avais finit par écouter la voix de cette raison abandonnée et décédée, celle d'un frère disparut qui m'avait demandé et supplié de continuer mes études pour pouvoir avoir une vie telle que je la rêvais depuis ma plus tendre enfance. Je m'étais donc battu, et m'étais résolu à abandonner mes vieilles habitudes pour me concentrer sur ma propre scolarité. Ma mère m'avait aidé, sans s'imposer, m'encourageant à parler et à discuter des problèmes et des leçons que je devais apprendre, mémoriser et analyser. En vérité, il suffisait simplement de comprendre sans difficulté aucune. Et j'étais parvenu à obtenir ce diplôme dont il m'avait tant parlé et qui rendait ce cher directeur si heureux que cette couleur rouge que je lui connaissais si bien s'était vue remplacée par ce teint blafard qui sied si bien aux macchabées. Je me penchais légèrement vers lui, avant de murmurer simplement. « Ne faites pas une syncope devant moi, car entre nous, je ne saurais vous réanimer et ne serais même touché par l'envie de le faire. » Il s'étrangla à mes mots, me jetant un coup d’œil assassin tandis que je ne retenais ce sourire qui se dessinait sur mes lèvres incarnates. Il finit par s'arracher quelques mots, bien loin du discours préparé, ce qui ne rendait que l'instant plus original et unique avant que je ne rejoigne ma propre mère qui pleurait des larmes de joie. « Cependant, » me dit-elle quelques minutes plus tard, «  pourquoi ne pas avoir fait l'effort de mettre la blouse et le chapeau ? » Je levais un sourcil, laissant mon regard errer sur les quelques personnes qui nous frôlaient et qui avaient revêtu ce costume traditionnel et insupportable. « Parce que je me plais à être unique. » répondis-je simplement, en taisant cette humiliation qui m'avait étreint à la simple idée de porter ce que j'avais catégoriquement refusé de mettre. Me connaissant et ayant peur du scandale, la direction n'avait pas insisté et m'avait laissé faire ce qui me plaisait. Histoire de ne pas se priver de la présence d'un élève dont les résultats avaient dépassé les espérances. Une belle revanche sur un destin devant lequel je riais tandis que je suivais ma mère dans cette ville de banlieue qui embrassait la capitale. Mais, malgré notre rapprochement et une vie plus saine, je savais que je ne resterais bien longtemps avec elle. J'avais besoin de faire mes preuves, de prendre ma vie en main, et de rejoindre une capitale dans laquelle je pourrais réaliser un vieux rêve. Je n'imaginais cependant pas que ce dernier puisse me conduire dans des chemins que je n'aurais imaginé emprunté, d'autant plus de cette façon. Cependant, durant les semaines qui suivirent, je passais mes concours sans difficulté et finis par entrer à l'école de police. Des options qui m'effleurèrent, de nouvelles passions, de nouveaux centres d'intérêt. Mais la vie était d'une ironie telle que je me spécialisais dans la drogue, tenant à entrer aux Stups. Je vivais dans un petit appartement sous les combles, en pleine capitale, ne le rejoignant que rarement car happé par mon boulot. Les années défilèrent, entre sorties, femmes, sexes, alcool, travail, un travail qui me passionnait, un travail que j'effectuais sans me soucier de mes horaires, ne rentrant que peu chez moi. Je ne m'attachais jamais à celle qui partageaient mon lit, n'ayant même envie de les revoir, un cœur sauvegardé, une indépendance jalousement sauvegardée. J'avais la vie d'un célibataire rêvée sans complications, sans faire autrement que ce qui me plaisait. Il suffit cependant d'un grain de sable, d'un regard, d'une parole, d'une opportunité, d'un chemin emprunté pour que la vie ne bascule définitivement. Ce grain de sable avait un prénom, une voix, une effluve. Une attention captivée par le destin, un clin d'oeil à ce charmeur que j'étais depuis mon adolescence, un jeu de charme qui allait violemment se retourner contre moi. Qui allait me frapper de plein fouet … et inconsciemment.




Dernière édition par Cary Mcquillan le Ven 3 Juin - 13:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cary ╪ When you feel my heat, look into my eyes   Ven 3 Juin - 13:30





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L'histoire est une galerie de tableau

Le dossier claqua lorsqu'il entra en collision avec mon bureau, tandis que je relevais la tête, légèrement surpris par cette entrée en matière bruyante. « Je veux que tu t'occupes de ce dossier. » déclara mon chef en s'asseyant sur une chaise. « Le réseau de ce type semble se construire autour d'une boîte de Strip-tease, certaines filles peuvent également y être mêlées. » Je levais un sourcil, tout en feuilletant les pages blanches et couvertes de lignes noirâtres. Certaines photos apparaissaient, mais celles de petits dealer qui ne pouvaient souffrir la comparaison avec les véritables marionnettistes. « Par contre Mcquillan … si tu pouvais éviter d'aller ... » Je relevais la tête vers lui, alors qu'un sourire léger s'affichait sur mes lèvres. « Trop loin ? » « C'est cela ...» déclara t-il d'un ton bourru. « Ecoute Mike, je veux bien assumer le fait que j'ai du mal à suivre les ordres et que je préfère être libre de mes mouvements, mais quoique tu en dises, tu sais parfaitement que ma tête brûlée fait de moi un excellent flic. » Au delà de la prétention qui colorait mes mots, je savais dire la vérité. Mes supérieurs avaient beaucoup de mal à me canaliser et à me faire obéir, mais ils savaient que mon impulsivité et ma folie étaient des atouts dans de nombreuses affaires, les plus difficiles qu'ils me confiaient sans hésiter, bien que ce ne soit sans crainte. « Je m'en occupe. » Il hocha doucement la tête, non sans méfiance, avant de quitter mon bureau, partant vaquer à d'autre occupations. De mon côté, je rejoignis l'un de mes collègue et ami du nom de Jay, dont les yeux luisirent lorsque je lui expliquais ce que j'attendais de lui. « Tu veux dire La boîte de Strip-tease ? » « Tu y es déjà allé ? » « Et comment ! » s'esclaffa t-il, « l'une des filles est d'une beauté à couper le souffle et je me la tape régulièrement. Bon, pour te dire la vérité, j'avais un faible pour une brune au départ, mais elle est plus féroce qu'une tigresse alors … je me suis rabattu sur sa copine sans avoir eu à le regretter. » Je levais un sourcil amusé, peu intéressé pour ma part à l'idée de coucher avec une telle fille. Je les assimilais probablement trop rapidement aux prostituées, mais se déhancher devant des mâles en chaleur, montrer des formes et une nudité dans un lieu enfumé simplement pour faire fantasmer des morts vivants me répugnaient. « Bien … j'imagine que c'est le paradis où tu as voulu me traîner plus d'une fois. » « Exactement ! Grâce à dieu, tu ne peux plus refuser. » ajouta t-il lentement avant d'ajouter, avec un petit sourire en coin. « Qui sait, peut-être n'auras tu pas à le regretter. » Je secouais légèrement la tête, glissant l'une de mes paumes contre ma nuque. « Je n'ai pas besoin d'aller voir une strip-teaseuse pour coucher, ne t'en déplaise. Puis, elles ne me font pas fantasmer personnellement. » Je n'étais pas même touché par cette exhibition continuelle, probablement parce que je préférais découvrir dans un lit et esseulé un corps de rêve plutôt que d'être un homme parmi tant d'autre. « Attends … j'ai dans le sentiment que l'une des blondes pourraient te plaire. Grande, élancée, les muscles fin et la poitrine relevée ... » Je secouais légèrement la tête, frappant du plat de la main contre son crâne. « Tu sais, on va là bas pour bosser. » lui rappelai-je en attrapant ma veste, me dirigeant vers la sortie. « Ce soir, huit heures ? » « Prépare toi à perdre ta tête ! » Je ne sais si j'étais agacé ou simplement amusé d'une insistance permanente. « Tu tiens à parier ? » lui soufflai-je en me tournant, les yeux déterminé. « Tu veux parier qu'aucune ne te tapera dans l'oeil ? » reprit-il, étonné que je puisse être à ce point rébarbatif. « Cents dollars. » « Tenu ! Prépare les ! » me cria t-il tandis que je quittais les bureaux, rejoignant la rue et ma voiture garée contre le trottoir. Je n'avais aucune doute quand à une victoire obligée, vu le peu d'intérêt que j'accordais à leur profession, le mépris même. Puis … je savais pouvoir avoir toutes les femmes que je désirais, tout comme j'étais conscient qu'aucune femme ne pouvait m'attirer suffisamment pour que je perde un pari. Ainsi, j'étais terriblement serein.  

L'atmosphère était lourde, prisonnière d'une fumée permanente et d'une musique assourdissante, destinée à une sensualité inexistante. Les filles qui se trémoussaient sur la scène étaient d'une vulgarité écœurante, et je ne comprenais la fascination de certains hommes pour cette atmosphère surchargée d’humiliation. Une grimace se dessina sur mes traits, éloquente, que mon ami remarqua aussitôt. Il éclata franchement de rire, tout en écrasant sa paume dans mon dos en un geste de franche camaraderie. « Ne fais pas cette tête, ce n'est pas le bagne non plus ! » Il m'attira à une table reléguée dans un coin d'ombre, où la vue sur la scène était limpide. Mais je ne parvenais à être attirée par ce qui se passait sur la scène, mon esprit condamnant ces billets que l'on glissait dans les mains de cette danseuse de charme, devant ces hommes qui se précipitaient pour baver littéralement devant ce qu'ils estimaient être des beautés. Ils n'avaient tort, mais leurs attraits physiques étaient gâchées par cette exhibition lascive et impersonnelle, destinée à montrer à l'homme une infériorité que j'étais le seul, visiblement, à ne pas accepter. Mes doigts accrochèrent mes lunettes de soleil, que je ramenais sur mon front, objet que je ne pouvais porter sans être destiné à la cécité dans ce genre de lieu, tandis que mes prunelles accrochaient ce qui se passaient autour de moi. J'enregistrais les visages, les postures, les conversations de clients qui n'étaient là pour mater mais pour discuter. Mais mon analyse fut stoppée par un point qui s'écrasa contre mon épaule, tandis que Jay tentait d'attirer mon attention sur la scène. « C'est elle » me chuchota t-il en pointant du doigt une rousse de grande taille, dont les boucles enflammées flirtaient avec des reins creusés par une position suggestive. « Tu te tapes une fille qui se déshabille devant une centaine d'homme .. » commentai-je tranquillement, « rassure moi tu n'es pas amoureux d'elle ? » « Moi ? Comment pourrais tu penser une seule seconde ... » Il se tût avant d'avouer. « Je suis accroc Cary. » Je levais les yeux au ciel, glissait deux doigts contre mon menton aux poils drus et sombres. « Bon sang, ce n'est pas une fille avec laquelle tu peux construire n'importe quel avenir. C'est même le genre de femme qu'un romantique aussi con que toi doit éviter comme la peste. » Il accusa le coup, mais ne déclama rien, haussant faiblement les épaules. « Tu sais, ce n'était pas prémédité, ça m'est tombé dessus comme ça .. » « Regarde cette fille … qu'est-ce que tu veux en tirer à part du sexe ? Qu'elle doit donner à n'importe qui ? » Mon ton était tranchant, mais l'idée même d'aimer, en général, m'était incompréhensible alors de ce genre de fille, je tombais littéralement du cinquantième étage. Fallait-il qu'il soit complètement abruti pour se laisser faire. Il ne dit rien, mais, finit par se lever en haussant faiblement les épaules pour rejoindre une rousse qui venait de quitter la scène, probablement dans les coulisses. Demeuré seul, je ne pus m'empêcher de songer à cette connerie, à cet état d'escargot et d'esclave dans lequel il se plongeait, appelé comme un toutou qui se ruait sur un os. Je soupirais faiblement, observant ce verre posé sur la table de bois. Les lumières changèrent, se mêlant d'or et de sang, tandis qu'une musique de tango résonnait dans les hauts parleurs. Un tango français, qui me rappelait le film Moulin Rouge, dont ma mère raffolait. Je m'adossais à ma chaise, reportant mes prunelles d'un bleu soutenu sur une scène sur laquelle une jeune femme, plus petite, une poupée aux longs cheveux bruns et ondulés, se représentait. Malgré moi, je fus happé par la grâce de ses mouvements, par cette animalité qui se dégageait de ses gestes fascinant. Mes pupilles rétrécirent, alors que je luttais contre une attraction soudaine et déstabilisante. Mes veines s'échauffèrent, sang ébouillanté par une femme féline qui m'écrouait les sens. J'en oubliais le lieu où j'étais, j'en oubliais que je n'étais le seul à voir mes iris aux nuances assombris capturées par une présence aussi soudaine qu'envoûtante. Je glissais sur ses traits, sur des prunelles dont la couleur m'était dérobée par la distance et l'obscurité, par des lèvres pulpeuses qui firent naître dans mon estomac le désir de les posséder. Je me redressais légèrement, incapable de quitter des yeux cette strip-teaseuse qui se déhanchait différemment. Un souffle ralentit, un cœur qui ne battait que de légers coups contre ma poitrine, sans que je n'en prenne véritablement conscience. Je ne pouvais m'empêcher de la dévorer des yeux, de m'attarder sur la rondeur de sa poitrine, sur son ventre plat dévoilé, sur ce triangle soyeux d'un sous-vêtement gardé. Et mon imagination, fantasme indésiré, ne cessait de dessiner cette sirène plaquée sur un lit, la chevelure déployée sur un oreiller à la blancheur qui contrasterait avec ce brun chaud qui coulait sur ses épaules. Une envie étouffante, un désir violent que je ne me souvenais avoir ressentit, probablement motivé par le goût de l'interdit. Je voulais cette femme, cette inconnue, avec une intensité douloureuse, rêve enflammé que de la conduire dans un lit et de l'y garder durant les heures à venir. Une bestialité qui me ressemblait, mais qui n'avait jamais assombrit mes prunelles de cette façon, ni éveillé mes instincts les plus primaires. « Regardez qui vient de perdre son pari … » commenta un jeune homme qui se laissa tomber sur sa chaise, avec l'air de celui qui planait. J'arrachais difficilement mes yeux de la jeune femme avant de me rembrunir. « Je ne vois pas de quoi tu parles. » « Je suis navré de te le dire mon vieux, mais tu viens de craquer pour la seule fille qui ne se laissera tenter par ta belle gueule. Cette brune est aussi sexy que difficile à draguer. Une vraie teigne. » Je levais un sourcil, avant de reporter mon attention sur elle, qui dévoilait un buste à la poitrine nacrée sur laquelle se reflétait la lumière.  Ses seins se dressaient fièrement, et semblaient réclamer ces caresses que ma bouche rêvait soudainement de prodiguer. « Il paraît qu'elle est loin d'être une vierge effarouchée, mais elle choisit consciencieusement ses partenaires. Et elle adore envoyer paître ses admirateurs. Bon courage. » « Cesse de fantasmer à mon sujet. Les strip-teaseuse ne m'intéresse pas. » grognai-je en détournant les yeux, me redressant en réajustant mes lunettes sur mon nez. « J'en ai assez vu pour ce soir. Je commencerais mon enquête demain. En attendant, amuses toi bien. » Mon ton était plus sec que je ne l'aurais désiré, mais je ne pouvais m'en empêcher, mes sens en ébullition simplement à cause de cette … Je tournais la tête, puis rencontrais, l'espace de quelques secondes, un regard qui plongea dans ces lunettes sombres qui sauvegardaient mes iris. Quelques secondes durant lesquelles je perdis trait à mes pensées, cerveau embrumé et lointain, qui ne répondait plus à rien sinon à ce désir fou qu'elle faisait naître. Alors, je m'arrachais à elle, quittant ce bar qui avait un étrange pouvoir, visiblement, sur ma tête. J'inspirais profondément l'air, avant de l'envoyer au diable, rejoignant ma voiture d'un pas félin.

Je tournais légèrement la tête vers la blonde qui reposait contre mon épaule, avec laquelle j'avais couché toute la nuit sans qu'elle ne parvienne à éteindre ce brasier qui couvait. Ma tête s'enfonça dans l'oreiller, et mes prunelles glissèrent sur le plafond. Cette danseuse m'obsédait littéralement, et je visualisais sa danse féline avec une acuité et une précision effarante. Je dégageais mon bras, me relevant, cherchant une cigarette dans un paquet de sang. Je l'allumais pensif, avant de rejoindre la fenêtre, laissant mon regard errer sur une ville qui ne dormait pas malgré cette étreinte d'une nuit sombre. Bien … allais-je fuir mes propres envies simplement à cause d'un métier ? Une nuit et je serais débarrassé de ces fantasmes qui couvaient dans mon cerveau brûlant. Je n'aurais plus à imaginer sa voix, ses gémissements, sa manière d'onduler, lascivement, sous le poids de mon corps masculin. Une nuit pour passer à autre chose et pour oublier des yeux qui me hantaient. Un regard ensorcelant. Les paroles de Jay résonnèrent dans mon esprit … la partie promettait d'être plus excitante que je ne le pensais. En vérité … il me fallait simplement regarder cette femme comme un nouveau défi, qui allierait plaisir et travail. Une décision prise, une faiblesse muée en force, qui se finalisait dans ce mégot écrasé contre le bois d'une fenêtre noircie.

Le mal être était similaire à celui de la veille mais il s'accompagnait d'une tension sourde liée à cette femme qui m'avait littéralement subjugué. Une partie de moi s'en défendait, de tomber aussi bas, mais je ne pouvais m'empêcher de songer à elle, au grain de sa peau, de sa voix veloutée, de la texture d'une chevelure que je désirais emprisonner de mes doigts. En revanche, je n'avais aucune envie d'être condamné à la population des chiens aux abois. Je ne tenais à être assis sur cette chaise, à baver sur une vision inaccessible, me retrouvant ainsi au même niveau que ces vieux croulant qui s'agglutinait autour de la scène. Je m'approchais donc des coulisses, gardés par un colosse qui ne m'effrayait nullement. Je glissais la main dans mon blouson, en sortis mon badge de flic avant de prononcer d'une voix égale. « J'ai des questions à poser à votre patron et à ses employées. Ce n'est qu'une enquête de routine, mais je peux sans problème aller chercher un mandat et ramener une dizaine de mes collègues en plus de fermer ce bar pour la nuit si des soucis se profilent et que la non coopération est choisie. » Il hésita quelques instants, mais vaincu par mon discours, il s'écarta, me laissant passer. J'aurais probablement pu demander à Jay de m'introduire, mais je ne tenais pas tellement à lui avouer ma fascination pour cette brune qu'il avait, d'une certaine manière, fuit pour une autre lorsqu'il avait entre perçut sa fameuse personnalité. Je m'avançais dans le couloir, insensible à quelques regards d'admiration, puis tombais sur un homme de haute taille mais au visage ingrat et marqué par les rides. « Puis-je savoir ce que cela ... » Je lui collais mon badge sous le nez, avant de déclamer naturellement. « J'enquête, et je viens simplement poser deux trois questions … amicalement. » Mon ton parut le décontenancé, tout comme la teneur de mon regard amusé. « Vous savez .. je ne ferais pas de vague si on me laisse faire mon boulot correctement. Je n'aurais aucune raison de vous … mettre des bâtons dans les roues ? » murmurai-je d'une voix grave, m'imposant tranquillement pour des raisons qui n'étaient celles que je déclamais. Même si j'avais effectivement l'intention de mener cette enquête avec précision et professionnalisme, je n'en avais pas l'intention aujourd'hui, ne tenant qu'à voir cette apparition brune pour comprendre ce qu'elle avait de si fascinant, et si possible, l'entraîner dans mon lit. « Bien … je me mets donc à votre disposition officier Mcquillan. » « Je n'en attendais pas moins d'un homme intelligent. » lui répondis-je avant d'imposer naturellement. « Je commencerais par vos employés, et plus particulièrement vos danseuses. » « Bien entendu. » fit-il prudemment, « je vous laisse ... » Je levais légèrement la tête, avant de croiser son regard d'un bleu que je n'aurais imaginé chez une naïade où le feu semblait couver. « Bien … je vais commencer avec la petite brune qui se cache dans votre dos. » dis-je en saisissant ma chance de l'avoir sous la main. Il se retourna. « Iris ? Bien entendu. » Il s'approcha d'elle, avant de lui souffler d'être aimable. « Pourquoi ? Votre employée s'amuse t-elle à être désagréable avec les forces de police ? » rebondis-je sans mal être, avec un léger sourire aux lèvres. Il grimaça puis nous laissa seul, s'éloignant dans son couloir surchargé par des effluves sucrées. Je lui fis signe d'entrer dans la pièce attenante, puis refermais la porte derrière nous. M'y adossant, je la balayais du regard, silhouette plus vêtue par des morceaux de tissus qui ne dissimulaient en rien ses formes féminines. « Bien .. je ne vais pas vous embêter longtemps. » « Je ne vous en aurais pas laissé l'occasion. » siffla t-elle dignement avant de s'asseoir, croisant ses jambes fines et galbées. Sa voix était sensuelle, à l'image de son physique, et pénétra mes veines avec une douceur extasiée. Je fus attiré malgré moi, mais croisais les bras, avant de commencer d'une voix égale. « Si vous tenez à ce que cet entretien soit rapide, commencez donc par me donner votre nom. » Elle pinça ses lèvres, puis croisa ses bras sous sa poitrine qui se releva sous ce léger mouvement. Je retins ma salive, en écrouant cette vague de désir qui me paralysait. Elle faisait naître en mon être des sensations surprenantes et fascinantes. Et l'idée de la renverser sur la canapé fit plus que me traverser l'esprit. « Iris Ardow. » dit-elle froidement. « Vous savez, vous n'avez pas très bonne réputation avec la gente masculine. » commentai-je en me remémorant les paroles de Jay. « Êtes vous venu dans le but de m'interroger sur ma réputation .. officier ? Car si tel est le cas, la porte est derrière vous. » « En vérité, je suis venu parce que vous m'intriguez » lui révélai-je avec un sourire narquois. « Peut-être également parce que vous me plaisez. » Ses prunelles s'agrandirent devant une telle phrase, qu'elle n'attendait probablement pas. Elle entrouvrit la bouche, furieuse, mais je la coupais brutalement. « Je vous déconseille de m'insulter car mon rôle n'est pas emprunté, et je compte enquêter sur vos camarades et cette boîte. » Sur ces mots, j'ouvris la porte avant de lui jeter un regard charmeur. « N'ayez crainte .. je ne vous mangerez pas. Pas maintenant. » Un léger clin d’œil, plus moqueur que véridique, avant que je ne quitte la pièce, peu désireux de me faire frapper comme elle en avait certainement eu l'intention. Mais cette entrevue n'avait en rien apaisée ce feu qui dévorait mes entrailles, tandis que mon bassin endoloris gémissait d'un désir marqué. Je me tendis imperceptiblement, glissant une cigarette entre mes lèvres avant de quitter le couloir, rejoignant la sortie. Mais je sentis son regard, et me retournais, observant cette poupée qui, malgré un physique fragile, se consumait dans les flammes de l'arrogance et de la rébellion. Un regard, un échange plus enflammé qu'amical. Je ne m'étais pas fait une amie en ce jour … mais ce n'était pas un rôle que je désirais pour elle. Mes intentions étaient bien moins nobles.

Je ne l'avais pas revu, pas plus que je ne parvenais à la chasser de mes pensées, du moins, lorsque je ne travaillais pas. Et pourtant, je ne la laissais mariner depuis quelques jours des paroles déclamées, oubliant la frustration qu'elle avait fait naître dans les bras d'autre femmes, en menant une enquête par des interrogations que je menais avec une détermination sarcastique. Mes questions étaient directes, prenant souvent de cours, alors que je m'affichais sans véritablement avoir peur. Mes collègues avaient tendances à mener ce genre d'affaire prudemment, mais j'étais une tête brûlée qui se flattait de n'avoir peur de rien. Je n'étais revenu dans le club, pas plus que je n'avais revu son regard depuis quelques jours. Cette femme m'intriguait, et représentait les seules questions auxquelles je n'avais aucune réponse. Et qui m'obsédaient littéralement. Je penchais légèrement la tête, appuyant ma nuque contre ma chaise avant que la porte ne se rabatte. « Tu ne lui as pas fait bonne impression à cette chère Iris. Léna m'a assuré qu'elle ne pouvait pas te saquer. » Je me redressais légèrement, avant de masser ma peau. « Au moins, je lui inspire des sentiments violents. » murmurai-je amusé en me redressant, enfilant mon blouson de cuir, tout en réajustant quelques mèches en bataille. Je glissais la main dans la poche de mon jean, avant d'en tirer un billet que je plaçais dans sa main. « Tu avoue avoir perdu ? » s'exclama t-il tout en regardant l'argent avec des yeux ronds. « Je n'ai pas craqué sur elle vieux, ne te fais pas d'illusions. En revanche, je ne vais pas nier qu'elle est désirable et que je compte bien la faire craquer. » « Assez pour déroger à tes principes … Tu es fou .. » siffla t-il amusé tout en me suivant dans les couloirs. « Mais à vrai dire, ça ne m'étonne pas de toi, tu es du genre à aimer les défis, et dieu que cette fille en est un ! » Je acquiesçais mais n'en pensais pas moins, happé par un regard dessiné où avait lui des flammes incroyables. Elle n'allait pas être facile à approcher, mais après tout, je ne lui demandais guère de vouloir autre chose qu'une nuit. Et je n'étais que trop arrogant pour me croire indésirable. J'avais parfaitement conscience de mon sex appeal, et n'admettais pas qu'on puisse y être indifférente. Ce n'était qu'une question de fierté et d'orgueil qui se dessinait entre nous, un jeu que j'avais commencé en me servant de mon badge pour l'approcher. Mais j'étais déterminé à gagner la partie, envers et contre elle-même. Un sourire s'afficha sur mes lèvres  l'idée qu'elle puisse ne pas me faciliter la tâche, ce qui m'amusait plus qu'autre chose. « Je peux savoir pourquoi tu ris comme un abrutis ? » grogna Jay en me suivant dans les escaliers. « Peut-être parce que je suis de bonne humeur. » rétorquais-je tout en rejoignant ma voiture. La portière claqua, et je démarrai brutalement, après voir fait ronronner un moteur endormit. Il ne l'était pas plus, pas plus que ne l'avaient été mes sens depuis que mon regard s'était posé sur elle. Une partie de plaisir avec une femme qui allait s'étirer jusqu'à ce que je gagne et ne passe la nuit avec elle. Ensuite, repu et victorieux, je passerais à la suivante, délaissant cette attraction qui ne pouvait que mourir dans les draps.


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Cary ╪ When you feel my heat, look into my eyes

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