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  LEAH ȶ You can be the moon and still be jealous of the stars.

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† date d'inscription : 30/05/2016
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MessageSujet: LEAH ȶ You can be the moon and still be jealous of the stars.    Mar 14 Juin - 20:36


Don't limit your challenges, challenge your limits
(+) Noam&Fenrir
La salle était trop lumineuse … et ces échos de voix sans modulation ni surprise me fatiguaient. Aussi préférai-je me concentrer sur un blond qui s'était levé pour approcher la jeune femme restée assise seule à sa table. Une brune pulpeuse qui céda bien plus rapidement que je l'escomptai aux avances d'un homme dont le signe de tête fut limpide. Soulagé de quitter cet endroit, je me redressai souplement pour les suivre à l'extérieur et ce jusqu'à la voiture préférée de ces coincés de la vie. Réprimant une grimace, je me coulai néanmoins sur le siège et baissai la vitre dès que j'eus fermé derrière moi. Inspirant profondément l'air musqué de la nuit, je pris une seconde pour observer un intérieur qui fit naître le mépris dans mes pupilles dilatées. La voiture était grande et les banquettes de cuirs embrassaient un frigidaire contenant des boissons. Le luxe, toujours ce luxe incompréhensible. Je me sentis étouffé et me contractai imperceptiblement. La brune profita de cet instant pour se pencher vers moi et souffler à mon oreille. « Tu es conscient que je vais te faire payer ton petit numéro ? » Je haussai un sourcil et esquissai un sourire moqueur mais sans répondre. Je n'étais pas à mon aise et mon instinct primaire me hurlait même de fuir cet endroit. Je ne sentais pas la suite et cette histoire de défis m'échappait. Laissant Noam s'occuper de la jeune femme, je fermais les yeux afin de juguler les émotions négatives qui me noyaient. Et si la peur ne m'effleurait pas, mon instinct animal s'emballait. A peine conscient du départ de la jeune femme, je demeurai plaqué contre ma fenêtre ouverte, goûtant le peu de liberté que m'offrait ce carré dont je me contentais par simple orgueil. La fierté … Ces challenges n'étaient qu'une illustration des limites où elles pouvaient conduire. La voix de Noam me fit quitter cet état entre animalité et humanité et je lui coulai un regard où ne perçait aucune trace de curiosité. Mon esprit était ailleurs. Dehors. Je coulai un nouveau regard dans la nuit noire où nulle lumière ne luisait. La ville était loin dernière nous et la nature se profilait sur l'horizon. Noam continuant de parler, je me tournai de nouveau vers lui. L 'émotion lui nouait la gorge en un mélange de regret et de chagrin qui ne me toucha pas. Car si un lien se formait entre nous, l'incompréhensible demeurait incompréhensible. L'attachement, la mort … Certes, comme il venait de l'énoncer, je m'étais attaché à Leah, profondément. Mais je ne me voyais pas perdre ma liberté au point que sa mort puisse me laisser brisé. Je songeais à la jeune femme, à son visage froid, à ce rare sourire qui transfigurait ses lèvres. Et il y eut une étincelle dans mon regard pensif. Un manque. Je me penchai vers l'avant et ouvris le frigo pour en sortir une seconde bouteille. Mes doigts en embrassèrent le capuchon brun et je le fis sauter avant de regarder un cousin et de porter la bouteille à mes lèvres. Je savais que boire signifiait libérer un animal sur lequel je n'aurais plus aucun contrôle. Mais cette voiture me mettait mal à l'aise, agitant le loup qui sommeillait, tapit dans mon être. Le liquide ambré coula sur ma langue, échauffa ma gorge. Je baissai la main et m'enfonçai dans mon siège. Mais nul mot ne franchit la barrière de mes lèvres. Les conventions poussaient les gens à trouver des formules de politesse qu'ils ne pensaient pas, ou une fraction de seconde. Cependant, je n'avais rien à dire. Il avait perdu sa femme, l'aimait vraisemblablement toujours et vivait avec le poids de son souvenir, un poids qui le maintenait au fond de l'eau. Prisonnier du passé, du chagrin, je comprenais mieux l'ambivalence de sa personnalité et en ça, cette confidence était intéressante. Mes yeux errèrent par la fenêtre et je me penchai légèrement. La nature se muait en désert. « Je peux savoir où tu me traînes ? » finis-je par lâcher d'une voix échauffée par l'alcool. Mais Noam ne répondit pas, trop occupée à boire. Incapable de rester une seconde de plus dans cet espace confiné, j'ouvris le toit et me glissai hors de l'automobile avec la grâce d'une panthère. Ramenant mes jambes sous moi, je demeurai assis dans la nuit. Je forçai sur mes muscles pour me tenir en équilibre, les doigts serrés autour de l'ouverture. L'air me fouettait le visage et la fraîcheur de la nuit me giflait. Mais je me sentais mieux dans ce vaste espace gelé que dans la voiture confinée. Néanmoins, une pensée me saignait l'esprit. Les minutes, les heures s'écoulèrent avec une lenteur désespérante tandis que j'observai un paysage que je connaissais pour l'avoir déjà emprunté. Un paysage mort mais fascinant. Mais la chaleur me montait à la tête, aussi descendis-je avec souplesse dans la voiture, poussé par un manque inextricable. Noam dormait profondément sur sa banquette gonflée et les bouteilles roulaient sur le plancher. Nombreuses. Je bus une dernière gorgée d'un champagne fade et me saisis du téléphone qui traînait près de lui. Même sans avoir d'appareil, je connaissais le numéro d'une jeune femme dont le corps et le parfum me manquaient dans cet espace fermé. D'autre part, n'avais-je pas eu dans l'idée de la rejoindre avant que ma soirée ne déraille ? Sa voix retentit dans l'appareil mais elle parut trouble au canidé dans lequel je m'abîmais. « Hey Love » murmurai-je d'une voix plus rauque en maintenant plus difficilement mon équilibre. « Je voulais te rejoindre pour coucher, diable je suis encore en manque. » grognai-je en plaquant la main contre la paroi de la limousine, « mais Noam m'a kidnappé pour me traîner dans une voiture de merde. » Je parvins à saisir la question, plus claire que ses autres paroles. « Une brune … la brune qu'il m'a fait draguer avant de m'entraîner dans le désert. Attends. »  Je levai la tête pour tenter de me repérer et reçus un coup dans l'estomac. « Oh merde … il me traîne à Las Vegas. Merde, merde de chez merde ! » Le téléphone échappa à ma paume et je pris une bouteille encore remplie pour la renverser sur le visage de Noam qui dormait. Il se réveilla en sursaut devant le regard noir d'un animal tendu. « Tu m'emmènes dans cette ville pourrie qui pue l'argent ?! » grondai-je. Je l'aurais bien étranglé mais la voiture s'arrêta et je fus contraindre de reculer pour ne pas me casser la gueule. Ma tête me faisait mal … Je pressais mes doigts contre mon front alors que Noam descendait pour faire dieu sait quoi. Moi je n'aspirais qu'à fuir cet endroit et à retourner dans un monde qui m'appartenait. Je ne tenais pas à rester dans cet univers de décérébrés et ce même pour lui faire plaisir. La voiture se remit néanmoins à rouler et ne s'arrêta que quelques minutes plus tard. J'en avais marre de ce costume, marre de défis qui tournaient autour de la seule chose que je détestais. Marre de ce monde de merde. Mais Noam ne perçut par la lueur dangereuse de mon regard et eut le culot de me donner un habit protégé d'une house après avoir ouvert la portière. Je lui arrachai mais plus pour qu'il se recule et que je puisse sortir que dans la réelle intention de le porter. Le blond, ce traître s'évanouit et j'arrachai le tissu blanc qui sauvegardait sa nouvelle lubie … avant de blêmir. Quelle était encore cette horreur ? Même le costume que je portais était sexy à côté. Serrant les dents, je le laissai tomber sur le sol. Il se foutait de ma gueule. Incapable de réfléchir, de me contrôler ou de jouer d'orgueil, libéré par cet alcool qui ne laissait plus que l'animal réagir, je lacérai le costume et le taillai en pièce. Je n'étais pas plus un clown qu'un pingouin. Tenant la veste en lambeau dans la main, je pénétrai le bâtiment d'un pas félin et sans faire attention à l'endroit dans lequel je mettais les pieds. Le visage fermé, je rejoignis un Noam sapé comme un abruti et m'arrêtai face à lui alors qu'il débitait un discours incompréhensible. Je levai un sourcil, sans comprendre son nouveau jeu. «C'est quoi ce tissu de connerie ? » Mes dents se pressèrent les unes contre les autres. « Parler de ta femme a réveillé ton côté sentimental ? C'est quoi cette foutue déclaration d'amour dans ce lieu de m... » Je m'arrêtai subitement en remarquant la présence d'une personne habillée encore plus étrangement. Je me raidis puis coulai un regard entre le costume qu'il portait, celui que je tenais toujours à la main et le mot qui brillait sur le mur. « Mariage ? » lu-je estomaqué avant de mirer Noam comme s'il était cinglé. « Tu veux que je dise amen pour un mariage par défi ? » lâchai-je avant d'éclater d'un rire dément, lié à l'alcool, à la frustration, un rire bestial et emprunt d'animalité. Mes côtes me firent souffrir sous la pression de l'hilarité, une hilarité étrange qui n'avait rien de normale. La notion même de mariage allait à l'encontre de ce tout ce que j'étais. A l'encontre de ma liberté, de ma façon d'être, de mes émotions. Une part de moi comprenait que c'était pour de faux mais il m'en demandait beaucoup trop pour que je réagisse bêtement comme un mouton. D'autre part, je n'avais plus d'orgueil humain. Je n'avais plus que des instincts primaires et des réactions qui accompagnaient cette folie animale qui habillait ma personnalité depuis ma naissance. Je n'étais même plus capable de réfléchir posément. Je réagissais plus vite que je ne pensais, le corps étreint par le rire. « Messieurs si vous comptez réellement le faire, je vous suggère de ... » « Toi la ferme ! » lâchai-je subitement, les épaules redressées et le menton tourné vers cet homme recouvert de paillette. « Et merde cache toi, tu me fais mal aux yeux. » grognai-je en pressant mes doigts sur mes paupières, les frottant pour en chasser la douleur. « J'ai besoin de manger, j'ai besoin de baiser .. » râlai-je en m'adossant à un des bancs qui filaient dans mon dos. Je perdais pied, entre colère, frustrations, incompréhensions. Et les besoins les plus vitaux se réveillaient. J'inspirai profondément avant de lever les yeux vers un Noam qui était toujours en face de moi. « Le flic qui veut épouser le voleur ... » Et un nouvel éclat de rire me saigna les lèvres, aussi sombre et étrange que le premier.   

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Dernière édition par Fenrir O'Riain le Mer 15 Juin - 13:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LEAH ȶ You can be the moon and still be jealous of the stars.    Mar 14 Juin - 20:37


leah & fenrir & noam


Les fausses lunettes noirâtres agrandissaient les prunelles émeraudes tandis qu'elle mirait de loin la silhouette qui était sujette à une surveillance rapprochée. Une affaire sur laquelle elle bossait, en étroite collaboration avec les forces de police de Las Vegas. Elle avait dû se rendre à la dernière minute dans la ville symbolisée par l'argent et les jeux, prenant la place de son coéquipier resté dans le commissariat de Seattle, dont la mine pâle et les yeux vitreux annonçaient une maladie qui ne tarderait à l'assommer dans les jours à venir. Elle participait donc à cette filature, vêtue d'un long manteau obscur, les mèches dorées réunies en une queue de cheval qui frôlait sa nuque dénudée tandis qu'elle mirait de son regard perçant l'homme qui discutait avec un petit groupe, un homme à l'origine d'une série de meurtre dans sa ville, qui pensait qu'en se cachant dans l'état du Nevada, il arriverait à se soustraire à une arrestation qu'elle comptait menée d'une main de maître. Le téléphone retrouva sa paume brûlante tandis qu'elle appelait un de ses contacts, un blond en costume installé sur un banc, faisant semblant de lire les lettres d'un journal jauni qu'il tenait en main. Il n'opinait que très légèrement la tête, tournant les pages du journal deux fois à l'envers, signe qu'il avait compris la relève de la traque tandis qu'elle s'éloignait dans l'une des avenues, glissant ses doigts sur les brindilles des lunettes qu'elle portait pour les enfouir dans son impair. Il vibrait à nouveau dans l'étreinte de sa poche, lui faisant froncer les sourcils, les doigts attrapant l'appareil, le prénom de ce collègue proche se dessinant sur l'écran. Elle haussait un sourcil au dessus de l'une de ses prunelles verdâtres tout en décrochant l'appareil pour le presser contre son oreille, continuant de marcher dans la pénombre troublée par les lumières artificielles d'une ville qui ne dormait jamais. « Noam ? Pourquoi est-ce que tu... » Mais elle s'interrompit. Ce n'était la voix de son partenaire qui résonnait à l'autre bout du fil mais bien ce timbre chaud et familier, celui de cet animal, une âme qui s'était écrouée à son être, faisant accroître des sentiments qu'elle n'avait eu cesse de repousser pour cette silhouette à la chevelure ébène et au regard azuré. « Fen ? » souffla t'-elle avec une certaine surprise alors qu'il grognait quelques mots d'un moment intime qu'il avait prévu au vu d'un manque qu'il ressentait. Le désir naissait légèrement dans ce brasier qui n'arrivait à se consumer, ses ivoires glissant sur son inférieure alors qu'elle poussait un long soupir, prunelles qui se perdaient sur les bâtiments aux lettres lumineuses et agressives. « Je ne suis pas à... » Mais il continuait, n'écoutant, précisant que son cousin l'avait kidnappé pour l'entraîner dans un véhicule qu'il trouvait merdique. Elle était perplexe, ses mouvements se stoppant dans une avenue bondée d'une foule épaisse, son dos venant se coller contre le mur tandis qu'elle laissait échappé cette question de ses lèvres carmines. « Il t'a kidnappé ? Pourquoi est-ce qu'il ferait ça ? » La réponse ne se fit attendre et elle laissa échappé un hoquet de stupeur ne s'attendant à une explication de ce genre. « Il a fait quoi ??? » Elle espérait vivement pour Noam qu'elle ne le croiserait dans les heures à venir au risque que des envies meurtrières prendraient le pas sur la raison. « Quant à toi, tu l'as laissé faire ? Je te jure que je v... » Vers Las Vegas ? Là où elle se trouvait actuellement ? Les jurons furent jetés avant que la communication ne fût interrompue et elle serrait les dents, la jalousie incendiant ses veines avant que rageusement, elle ne donnait un coup de talon dans le mur pour ensuite se diriger d'un pas rapide sur le trottoir, mais autre que ce sentiment mêlant la rage, il y avait aussi cette inquiétude, celle naît par une voix qui ne lui ressemblait, par un geste anodin de l'appeler de façon si soudaine. Le téléphone se collait à nouveau contre son oreille, la tonalité résonnant avant qu'une voix légèrement enrouée ne décrochait. « Tyler, j'ai besoin que tu me rendes un service...Trace le portable de Noam. Ne pose pas de questions. » Il grognait tout en marmonnant que même à plusieurs kilomètres, elle restait toujours aussi peu aimable avant que le silence ne prenait place, brisé après quelques secondes par une adresse donnée. Elle raccrochait sans le moindre remerciement avant de héler un taxi, glissant dans ce dernier tout en donnant l'adresse au chauffeur qui l'amena devant un bâtiment similaire à ceux qui l'entourait. Les billets verts furent jetés dans sa paume tandis qu'elle glissait hors de l'habitacle...Pour ensuite se figer en mirant les lettres inscrites sur un panneau qui ne cessait de clignoter. Elle blêmit à la signification de ces quelques mots inscrits qui annonçait « office de mariage » avant qu'elle ne poussait la porte pour s'engouffrer dans une pièce où attendaient des couples visiblement impatients devant une salle annexe. « Police, laissez passer ! » s'écria t'-elle en suivant son instinct, dévoilant son badge aux quelques réticents qui ne voulaient s'écarter de son chemin avant de pousser la porte de la petite salle...Les mots glissaient, murmurés par cette voix rauque et si reconnaissable, mais elle n'en comprenait le sens, bouffée par la colère qui marquait ses traits. Car la scène en elle-même expliquait tout. Elle claqua la porte avec violence derrière elle pour que ces visages se tournent vers sa silhouette, un homme scintillant de paillettes semblant assez surpris de cette soudaine apparition. « Mademoiselle, nous sommes en pleine cérémonie, veuillez attendre votre... » Elle lui lançait un regard menaçant et il se reculait légèrement devant cette froideur qui maculait son regard avant qu'elle ne s'avançait vers les deux hommes. « Je vais vous étriper tout les deux. » cracha t'-elle vivement avant de s'arrêter, posant son regard sur la tenue de Noam et sur celle du loup...Elle haussait un sourcil alors que leurs flagrances empestaient l'alcool. Elle se saisit du seau à champagne qui se trouvait à sa droite, bouteille prête à être décapsulée qu'elle retirait avant de jeter une moitié du seau sur l'un et celle restante sur l'autre pour les réveiller de pensées noyées par des liquides ambrés consommés. « Non mais vous pensiez à quoi bon sang ! » s'écria t'-elle alors que l'homme de cérémonie en profitait pour s'éclipser face à cette scène inattendue. « Toi. » dit-elle en désignant Noam de son index. « Tu as sincèrement de la chance que Fen ait eu un soupçon de lucidité pour m'appeler avant vous fassiez une véritable connerie et quant à toi... » dit-elle en dardant son regard chargé de colère sur le brun qui était assis sur un banc. « Tu as intérêt à avoir une très bonne explication sur cette brune que tu as draguée selon ton initiative. » déclara t'-elle froidement tout en reposant son regard sur Noam qui se trouvait face à elle. « J'espère que vous avez des arguments solides tout les deux car là tout de suite, la première chose qui me vient à l'esprit, c'est la castration. » lança t'-elle avec une froideur alimentée au cynisme tout en laissant courir ses prunelles sur l'un et l'autre, bouillonnant de rage.
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MessageSujet: Re: LEAH ȶ You can be the moon and still be jealous of the stars.    Mar 14 Juin - 20:37



 
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Ses mains s'enroulèrent autour de mon cou, accompagnées de mots pitoyables. Néanmoins, je n'eus pas le temps d'exprimer une contre attaque sur le ridicule dont il faisait preuve. Quand à son insulte, elle ne m'atteignit tout simplement pas, du moins bien moins que le touché de ses doigts agressifs sur ma gorge. Je ne supportai ni de l'être, ni même d'être effleuré quand la colère se manifestait dans les gestes que l'on me témoignait. Aussi réagis-je instinctivement. Le bras parcourut par une décharge électrique, je le levais et frappai, cognant durement sa mâchoire de mon poing droit replié. Mais la rage qui battait durement cet organe qui se pressait contre la paroi de ma cage thoracique s'affaiblit quand sa voix me parvint aux oreilles. Décontenancé, les prunelles assombries par une surprise vive, je me retournai vers une porte claquée et vers cette femme qui remontait l'allée, le visage obscurcit par une colère animale tout aussi étonnante que ce tableau hors de propos. Le brouillard m'écrouait la tête et m'empêchait de réfléchir posément à une situation qui m'échappait … une situation dont le ridicule ne me donnait aucune envie de me réémerger dans la réalité. Mais Leah ne me laissa pas le choix et le liquide glacé qu'elle m'envoya eut le mérite de faire fuir cette brume blanchâtre qui anéantissait mes facultés. Mes paupières s'étant abaissées instinctivement face à l'agression, je les battis légèrement et essuyai mes traits d'un geste lent et dont le calme tranchait avec la vive lueur qui éclairait mes pupilles noirâtres. Mais elle n'était alimentée ni par la rage, ni même par la rancune. Le désir perçait le néant. Le désir anéantissait cette lourde chape due à l'alcool et à la sauvagerie que ce dernier éveillait dans mon esprit ensanglanté. Incapable de suivre leur conversation, je me contentais de mirer cette femme, qui m'apparaissait tel un oasis dans un désert aride. Malgré le jeu, malgré l'orgueil, je me sentais à l'étroit dans cette ville qui ne correspondait en rien à l'homme que j'étais. J'étais comme un animal sauvage propulsé dans les rues de New York, comme un Tarzan envoyé dans un manoir richissime bourré de conventions et d'incompréhensions. Mais Leah était un paysage familier. Une bouffée d'oxygène. Une lumière sélène dans une nuit trop obscure. Aussi ne pris-je pas garde à des gestes que je n'aurais de toute façon jamais cherché à retenir. Je m'avançais vers elle, porté par de grandes enjambées, et la pris dans mes bras pour la serrer avec une force mal contrôlée. Mon nez effleura ses mèches blondes, sa joue puis ma bouche se pressa à la sienne sans qu'elle ne puisse avoir le temps de réagir. Mais ce fut un baiser volé. Un baiser violent mais arraché, bref, presque furtif. Car l'homme et l'animal se fondaient l'un en l'autre. Noam et Leah. Leah et Noam. Je ne les avais plus vu ensembles depuis la fois où ma jalousie m'avait étouffé d'une rage qui s'était férocement manifestée. Je me raidis, me rembrunis et reculai, échappant ainsi à ce premier instinct primaire qui fut de me raccrocher à elle. Les prunelles déchirées, je reculai la tête, mirant ce visage familier mais dont je ne connaissais aucune des pensées. Que faisait-elle là ? Pourquoi était-elle là ? Des questions qui, au fond, n'avaient aucune importance. Elle était là … et Noam aussi. Et je me retrouvais de nouveau envahit par des images que j'aurais préféré refouler, des images dont, au fond, je n'étais pas guérit. Je reculai légèrement d'un pas et me détournai d'elle pour rejoindre ces bancs qui couraient sur le côté de l'église. Mais une flamme parcourut mon être, un sentiment familier qui m'était pourtant étranger. Et comme porté par cet instinct brusque, je refermai violemment la main sur son poignet. Mes doigts l'agrippèrent, comme pour quémander une aide. Un regard. Un geste. Quelque chose qui puisse m'aider à oublier qu'elle avait couché avec l'homme qui se tenait dans mon dos. Et ce soupçon de peur, de mal être qui me saignaient le cœur touchèrent violemment mon orgueil. Je la relâchai aussitôt, sans comprendre un comportement qui, une fois de plus, m'échappait. Le visage fermé, voir ailleurs, je m'adossai de nouveau à ce meuble de bois qui habillait cette église digne d'un film hollywoodien pourri. Et je guidai mes doigts vers mes tempes, les massant lentement comme pour retrouver un semblant de naturel et d'habitude dans mon attitude. « Ce n'est qu'un jeu. » finis-je par dire tandis que les questions posées par Leah, quelques minutes avant, s'éclaircissaient dans mon esprit noyé par autre chose que l'alcool. J'évitais de les regarder, l'un et l'autre. Même si ça n'avait été qu'une histoire de cul, déroulée bien avant que je ne la rencontre, j'avais du mal à les voir dans la même pièce, et surtout à les voir ensembles dans le même champs de vision. « Un jeu étrange, un jeu d'orgueil, un jeu de mâle. » Je peinais à reconnaître mon ton. Il était détaché et sans ces modulations qui me correspondaient. Étrange et … presque fade. « Quand à cette brune, il faut croire que je ne me souviens pas ce que j'ai fait avec elle. » La pique avait quitté l'étreinte de mes lèvres sans que je ne puisse la retenir, dirigée vers une blonde qui ne le méritait pas. Mais je peinais face à cette situation et, dans un élan égoïste et inconscient, je cherchais à lui faire partager ce qui pesait sur mes épaules. Quand à mes prunelles, elles étaient toujours perdues, happées par un lieu invisible. Un mouvement les attirèrent néanmoins vers ce faux prêtre qui se dirigeait à pas de loup vers une porte de bois, taillée dans le fond de cette église ridicule. Qu'est-ce que nous foutions là d'ailleurs ? Cette histoire de mariage était délirante, même pour l'esprit alcoolisé d'un cousin dont les yeux étaient encore marqués par la boisson. D'ailleurs, il se demandait clairement ce qu'il foutait là. Une grimace moqueuse détendit imperceptiblement mes traits alors que je sifflai entre mes dents. « Je me posais aussi la question. Mais qu'est-ce qu'on fou là Noam ? Je te savais cinglé mais certainement pas au point de te marier avec moi ! » Qu'il s'agisse d'un jeu … ou pas.  

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Dernière édition par Fenrir O'Riain le Mer 15 Juin - 13:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LEAH ȶ You can be the moon and still be jealous of the stars.    Mar 14 Juin - 20:37


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Elle les mirait tout deux de ses prunelles flamboyantes, attendant un semblant d'explication quant une situation incongrue qu'elle était heureuse d'avoir arrêter à temps...car si ce n'était ce semblant de mariage ridicule, c'était peut-être dans un bain ensanglanté qu'aurait pu finir cette étrange cérémonie au vu des doigts de son collègue qui s'étaient enroulé autour de ceux de son amant avant qu'elle n'avait pris l'initiative d'attraper le seau d'eau glacée pour le jeter sans ménagement vers les deux hommes aux regards surpris et décontenancés par une arrivée impromptue...Un coup de téléphone alimenté par une inquiétude et une jalousie qui continuait à ronfler dans son être avec force. Ses doigts glissaient sur ses hanches tandis qu'elle les mirait à tour de rôle, dents serrées, lèvres légèrement retroussées en une moue désapprobatrice, émeraudes qui jetaient des éclairs sanglants où se mêlaient en une parfaite harmonie la colère et ce semblant de froideur qui n'était plus qu'infime comparé au passé. Ce fût Noam qui fut le premier à prendre la parole tout en ironisant légèrement, lui faisant hausser un sourcil, voile sombre qui obscurcissait un peu plus ses traits, doigts qui se crispaient contre son manteau tout en plissant un peu plus les lèvres, lui jetant un regard noir, délaissant pendant quelques secondes cette autre silhouette familière et plus intime. « Tu te crois drôle Sparks ? » cracha t'-elle avec une certaine véhémence, se retenant de lui en mettre une, colère qui broyait ses membres à mesure que les paroles s'écoulaient des lèvres d'un homme dont l'humour laissait à désirer en une pareille situation. Mais les mots se perdaient furent balayés par une soudaine étreinte, un corps bouillant qui se pressait contre le sien, des bras qui enserraient son être, une chaleur familière, un parfum sucré mêlé à l'alcool qui titillait ses narines. Décontenancée par un tel geste dont elle n'avait l'habitude si ce n'était celui porté par l'érotisme, elle se décalait légèrement tout en le mirant longuement, haussant un sourcil au dessus de l'une de ses prunelles verdoyantes, l'inquiétude vrillant pendant quelques secondes ces dernières face à cette étreinte presque désespérée. Elle n'eut cependant le loisir de dire quoi que ce soit ou même de réagir, sa bouche se pressant contre la sienne en un baiser furtif, violent, animal...Mais il se détachait aussitôt, la mine plus sombre, la déconcertant un peu plus tandis qu'elle coulait un bref regard à son cousin comme si ce dernier pouvait avoir une quelconque explication face à son attitude étrange. L'alcool ne lui réussissait vraiment pas. Et il se reculait, se détournait d'elle du moins...Elle mirait cette main ancrée sur son poignet, ses doigts qui agrippaient son épiderme avec force en un léger tremblement qui la surprenait...Elle n'arrivait à comprendre ses réactions aussi détachées l'une de l'autre, cette étreinte, cet assombrissement, cette main qui avait agrippée son poignet comme une demande qu'elle n'arrivait à saisir et à entrevoir. Elle glissait ses doigts sur son poignet à présent relâché tout en coulant un autre regard vers Noam qui se tenait non loin d'elle avant que le loup ne réagissait enfin, laissant échappé quelques paroles de ce ton légèrement embrumé par un alcool ingurgité. Un jeu, un jeu qui les avait conduit à pénétrer dans cette église pour des vœux d'un mariage qui était une situation des plus cocasses. Pourtant, son explication fût murmurée d'un ton qu'elle ne lui connaissait, qui n'était ce naturel désarmant dont il faisait preuve habituellement, un ton fade qui lui était étranger, peu familier...Mais les questions s'effaçaient au profit de cette pique sournoisement lancée à son encontre quant à cette brune dont il n'avait souvenir de ce qu'il avait pu faire avec. Un pic de douleur effleurait cet organe compressé dans sa cage thoracique, durcissant un peu plus ses traits, émotions camouflées derrière ce carcan de pierre et de glace qui s’érigeait à nouveau face à l'insulte, même si son comportement était des plus perturbants. Il parlait à Noam, semblant également surpris de se retrouver en ce lieu, une question à laquelle elle n'apportait aucune réponse pour l'un ou l'autre, prunelles incendiées par la rage et un orgueil entaillé par la jalousie posée sur ce brun au regard vitreux et aux traits tendus malgré un sourire moqueur qui se peignait sur ses lèvres. « Tu es vraiment un enfoiré Fenrir ! » clama t'-elle à l'encontre du loup qui était adossé à un meuble à seulement quelques pas d'elle et elle s'en foutait qu'il soit saoul ou non, colère qui se déversait à son encontre avec violence. « Tu te fous de ma gueule ? C'est quoi ton problème merde ! » cracha t'-elle avant de se tourner vers Noam qu'elle fusillait du regard. « Toi, tu vas me le payer je te jure que je vais... » Et l'évidence vint la frapper avec force, la colère laissant place à un certain ahurissement tandis qu'elle tournait son regard vers le brun adossé contre le meuble boisé, le mirant pendant de longues secondes tout en reportant ensuite son regard sur son collègue. Une scène qui se dessinait, une scène qui était un écho à celle qui s'était déroulée dans son appartement, une scène qui en peignait une autre plus lointaine en un souvenir alimenté par la jalousie...La jalousie. Ce voile sombre qui marquait ses traits, cette main qui avait agrippée son poignet...Elle se pinça légèrement l'arête du nez tout en secouant légèrement la tête avant de pousser un profond soupir exaspéré. « Mais merde c'est pas vrai. » murmura t'-elle tout en lui faisant face en comprenant l'origine du problème. « Tu m'en veux encore pour cette histoire passée ? » Ce qui expliquait aisément son attitude, cette pique destinée à la blesser intentionnellement et cela l'énervait plus que de raison qu'il remette ce sujet sur le tapis quand elle pensait que les choses s'étaient arrangées, qu'il avait compris...visiblement ce n'était le cas. « Tu vas encore me ressortir ça pendant longtemps ?  Oui j'ai couchée avec Noam, mais ça appartient au passé. Tout ce qu'on est à présent c'est de simples collègues et amis qu'est-ce que je dois faire pour que tu t'enfonces enfin cette information dans le crâne ? » Parce qu'il n'y avait que lui qui comptait...Un fait qui était évident, qu'elle avait démontrée par ces confessions soufflées lors de leurs retrouvailles intenses.
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MessageSujet: Re: LEAH ȶ You can be the moon and still be jealous of the stars.    Mar 14 Juin - 20:38


La jalousie … tu t'es moqué de cette émotion que tu n'as jamais comprise. Personne n'a le droit d'en posséder une autre et chacun devrait arpenter sa propre route sans avoir à subir les griffes d'une moitié avec laquelle tu couches et t'entends. Cette sensation n'était pas pour toi, de même qu'aucun des élans qui n'y conduisaient. Mais impossible n'est pas humain. Tu as été frappé, touché violemment par ce que tu ne comprenais pas. Et la jalousie a profité de ton inexpérience pour planter ses griffes dans ta chaire. L'animal se débat, tente d'échapper aux blessures infligées, tente de fuir. L'ombre et l'obscurité t'écrouent, ta propre violente te dépasse. La violence de tes émotions.  


L'insulte fut crachée mais me fis à peine tressaillir. Je l'avais cherchée, poussée dans la voie d'une jalousie qui éveillait à présent une rage qui devait déformer ses traits. Une colère qui ne m'effleurait plus. J'étais simplement prisonnier d'un carcan d’écœurement et de nausée à la simple idée qu'ils puissent être dans la même pièce. Mais la violence de ma réaction me surprit. Qu'elle ait eu une vie sexuelle n'aurait jamais dû me toucher à ce point, à moins que … En vérité, j'étais moins jaloux de cette relation passée que de celle qu'ils entretenaient désormais. Car la seule idée qu'elle puisse le côtoyer chaque jour et l'approcher me rendait malade. Je blêmis légèrement, les mains contractées sur mes bras. Ma liberté m'échappait. Je m'étais menotté à une femme pour laquelle j'éprouvais quelque chose qui me dépassait, des émotions que je ne parvenais pas à contrôler. Que je ne savais pas nommer. Je me raidis, les yeux perdus dans un vague que ni l'un ni l'autre ne pouvaient entrevoir. La situation me dépassait, de même que cette jalousie qui me transperçait de ses griffes. Leah reprit la parole, enragée, déversant sa haine à mon encontre. Ma mâchoire se contracta en une ligne plus dure mais je ne relevais pas la tête vers elle. J'avais suffisamment de mal à gérer mes propres sentiments sans avoir à composer avec les siens, et ce même si j'étais celui qui les avais provoqué. Mes lèvres divorcèrent et j'inspirai lentement, afin de juguler la morsure que m'infligeait cette scène. Mais le silence qui suivit m'attira et je finis par relever la tête, effleurant la silhouette d'une femme immobilisée par la surprise. Ses doigts embrassèrent l'arrête droite de son nez et sa chevelure blonde caressa ses épaules tandis qu'elle secouait la tête. Mes pupilles se dilatèrent, puis rétrécirent quand les mots échappèrent à ses lèvres retroussées. Je serrais les dents, mais sans plus fuir son regard. Qu'elle ait comprit ne me surprenait pas, vu mon attitude criante de vérité. Je glissai la langue sur mon inférieure, sans que les mots ne profitent de l'occasion pour aller percer ce voile silencieux et tendu qui s'était abattu sur la pièce. Noam en profita pour s'éclipser, sur quelques paroles brumeuses dont je ne compris le sens. Je ne fis ni attention à lui ni à sa disparition. Mais je la sentis. Je me détendis légèrement et l'air fut moins saturé par cette émotion lourde et rougeâtre qui pourtant subsistait. « Il n'y a pas de passé dans cette histoire. Je vous côtoie tous les deux et je sais également que vous vous côtoyez sans cesse, en sachant qu'une goutte d'alcool vous a poussé à vous sauter l'un sur l'autre. Qu'il n'y ait plus rien ne me soulage en rien. » Les mots avaient finit par fuir ma tête avant même que ma pensée ne se pose derrière mes paupières incendiées. Mon cerveau me faisait souffrir et l'animal se débattait. Je n'avais ni l'envie, ni le temps, ni la volonté de réfléchir à des choses sur lesquels je ne me penchais de toute façon jamais. Je n'avais ni entrave, ni filet. « Et bien ça m'emmerde que vous soyez amis ! » Je pâlis dès que je compris le sens de ma propre pensée. De ma propre exclamation. Mes prunelles s'agrandirent. Je venais de déclamer ce à quoi je m'opposai depuis toujours. La bile me monta à la gorge et je portai les mains à mes cheveux avant de me pencher en avant pour juguler la violence qui m'envahissait. Je m'accroupis, jouant de mes muscles pour me rapprocher du sol puis me dépliai d'un coup, comme si le simple fait d'étirer mes membres suffiraient à faire fuir ces infâmes sensations qui me dégoûtaient. « Oublie ce que je viens de dire. » grondai-je en tirant mes mèches brunes vers l'arrière. « Le simple fait de l'avoir prononcé me rend malade. » Une chaleur insidieuse parcourait mes veines, violente et déstabilisante. Je haïssais cette sensation. Je m'appartenais rarement et mes paroles et gestes reflétaient souvent des pensées dont je n'avais pas même conscience. Je m'éloignai d'elle, lui tournant clairement le dos. La simple idée d'avoir voulut la museler ne serait-ce qu'un peu me heurtait. La liberté … elle était mon credo et ma manière de vivre. Qu'elle soit différente, qu'elle écroue ou même trouve ça normal de le faire ne me concernait en rien. Je n'avais aucune envie de leur ressembler, à tous, de vouloir priver ne serait-ce qu'un iota de liberté quelqu'un d'autre. «Je me fou de savoir avec qui tu as couché, pourquoi et comment. Je ne pense jamais à Noam, ni à aucun de tes ex ou amants, je ne me sens pas concerné. Vous voir, en revanche, fait naître des images que je préférerais ne pas avoir dans la tête. C'est mon problème et pour le coup il ne concerne que moi. » Je contractai légèrement la mâchoire puis levai la main. Le muscle bandé, je repliai les doigts sur ma paume puis me tournai vers elle. Le turquoise rencontra le smaragdin. La colère s'y reflétait, de même que l'incompréhension. Dans mes amandes, il y avait un mélange de lassitude, de jalousie et de dégoût.  Je coulai les mains dans les poches de ma veste, cette veste noire de smoking que je ne pouvais pas souffrir. La douceur du tissu agressa mes doigts tendus et contractés en des poings serrés, fermés. « Ça prendra le temps qu'il faut et je gérerais ça seul. Je ne suis ni une machine, ni un animal. J'ai des émotions, des sensations que je ne contrôle pas et je dois apprendre à faire avec. Alors laisse moi me dépêtrer dans ce merdier sans le relever si tu ne veux pas heurter ta propre sensibilité. » J'aurais pu palier la propre ombre qui me déchirait. J'aurais sans doute pu juguler cet élan de possessivité, cette ébauche de souffrance, ce lambeau d’écœurement qui m'avaient saisit quand je les avais compris ensembles. Mais elle avait relevé, pointé du doigt, me forçant ainsi à sortir ce que je tentais vainement d'écrouer à l'intérieur de moi. Car je n'avais aucun droit sur elle, pas plus qu'elle n'avait de droit sur moi. Nous n'étions que deux personnes qui tenaient l'une à l'autre et qui aimaient coucher ensembles. Mon cœur accéléra légèrement, de même que mon souffle. Je savais qu'il y avait plus. Pour une raison que je ne parvenais encore tout à fait à saisir, elle m'attirait violemment. Je relevai légèrement la tête, l'effleurais de mes prunelles. « Et d'ailleurs pourquoi tu es venue ? Ne me reprocherais-tu pas ce que tu ne contrôles pas toi même ? » La brune, la pique, sa remarque dès qu'elle était entrée dans la pièce. Je n'étais pas le seul à être bouffé, ni à me perdre dans des sensations qui me faisaient faire n'importe quoi.

_________________
La vérité se tapit dans les replis obscurs du cœur ou de l'esprit, enfouie sous le présent et la certitude. Mais les émotions finissent toujours par imploser en une myriade d'étincelles, dévoilant une réalité qu'on était loin d'imaginer. @swanscaptn › © alaska.  



Dernière édition par Fenrir O'Riain le Mer 15 Juin - 13:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LEAH ȶ You can be the moon and still be jealous of the stars.    Mar 14 Juin - 20:39


leah & fenrir

you were drowning tried to warn me.

La colère et l'incompréhension imbibaient ses prunelles émeraudes, les bras croisés contre une poitrine camouflée par ce long manteau noirâtre, son regard ne quittant celui du loup adossé contre l'un des meubles boisés d'une église qui n'accueillait en son antre que des mariages rapides et qui seraient bien vite défaits par la justice lorsque l'un des partis aura retrouvé un tant soi peu de bon sens face à une erreur souvent commise par un alcool ingurgité en trop grande quantité. Tout comme ce défi qui avait poussé les deux hommes dans cet église, cet appel reçu qui avait alimenté l'inquiétude et une certaine jalousie, pour ensuite se rendre dans ce lieu où pesait à présent un silence lourd et électrique. Elle entendit les paroles de Noam, ne coulant qu'un simple regard vers sa silhouette qui remontait l'allée pour sortir de la pièce, ne laissant plus que leurs deux âmes écrouées d'un écarlate mêlant la haine, la jalousie...Et malgré tout le désir. Elle perdit quelques secondes son regard sur l'habit qu'il portait, qui ne lui était habituel et qui pourtant accentuait son charme animal. Une envie subite, une pulsion qu'elle retrancha dans ce carcan de pierre suite à des mots glissés par sa voix rauque et qui ne fit qu'accroître la rancœur, ses doigts se crispant sur les manches noirâtres de l'habit qui dissimulait ses courbes. « Donc selon toi à la moindre goutte d'alcool ingurgitée, je n'aurais plus aucun contrôle sur moi même et je vais à nouveau tomber dans les bras de Noam ? » Elle l'avait  certes fais par le passé...Mais les faits étaient à présent différents dû à un attachement, à un lien indéfectible qui s'était créé entre elle et ce brun qui lui faisait face et qui semblait être bouffer par une jalousie à laquelle elle avait elle-même goûtée par cette rousse qui l'avait embrassé lors de cette soirée costumée ou encore celle qu'elle avait trouvée chez lui, un sentiment noirâtre qui avait écroué cet organe vital et rougeoyant, l'empêchant de réfléchir correctement, faisant exploser le volcan, balayant ainsi tout soupçon de froideur...une froideur qui n'était plus, un iceberg fondu et délaissé en sa présence. Et pourtant, quelques prismes glacés virent s'esquissés dans son regard émeraude suite à une parole qui lui coupa le souffle tant elle ne correspondait à la personnalité d'un loup qui ne cessait de déclamer choyé cette liberté qu'il ne voulait se voir retirer, mots qui étaient le contraire de ce qu'il exprimait jusqu'à lors, l'enfermant ainsi dans ce qu'elle fuyait tant. « Pardon ? » laissa t'-elle échappé d'un ton surpris et légèrement plus froid, des mots qui semblaient également l'avoir atteint, son teint devenant plus blême, ses prunelles s'écarquillant devant sa propre pensée exposée. L'acide avait coulé sur sa langue, le venin étant prêt à être craché, mais elle se ravisa face à un mal qui semblait le ronger intérieurement, le bouffer complètement. Elle décroisait les bras, enfonçant ses paumes dans l'antre de ses poches tout en ne détournant son regard du sien, attendant un semblant d'explication quant à ses mots déclamés qui entraient en contradiction avec-ses principes et valeurs qu'il défendait. Il s'était redressé, s'éloignant de quelques pas, lui tournant le dos, un soupir légèrement agacé s'échappant de ses lèvres carmines tandis qu'elle fit un pas sur le côté, ne jetant qu'un simple regard à un mobilier de mauvais goût, trop brillant, trop pailleté rejoignant le style d'une ville qu'elle n'appréciait que peu. Elle redressait la tête suite à son discours, croisant les saphirs où se mêlaient des émotions qui enserraient ce cœur éprouvé par une situation qui semblait lui filer entre les doigts. Elle avait l'impression de perdre le propre contrôle de ses propres émotions, de se perdre dans un ballet incessant dont les pas devenaient difficiles à suivre et à esquisser, une danse noirâtre et parsemée de sillons écarlates. Les ivoires glissaient sur son inférieure, appréciant peu les propos qui s'échappaient de cette bouche charnue et maintes fois explorée, mais le paroxysme fût atteint suite à cette remarque qui renvoyait à sa propre jalousie, celle qui l'avait poussée à venir dans cette église. Une brune dont il ne se souvenait, une situation qui lui était floue...Jusqu'à cette pique lancée à son encontre sur une mémoire trouble, une pique qui fut comme un lent poignard qui l'écorchait à vif tandis que la jalousie grondait dans ses entrailles, noircissant un peu plus l'émeraude. « Tu m'emmerdes franchement. » laissa t'-elle échappé en s'éloignant de quelques pas, paumes qui sortaient de leurs prisons de tissus pour venir se perdre dans une chevelure attachée en une queue de cheval, des doigts qui parcouraient cette dernière, queue qui se balançait face à une brusque mouvement de tête pour à nouveau le mirer. « Les deux situations sont totalement à l'opposée l'une de l'autre. » siffla t'-elle sur ce qui était un pan de vérité, mais elle ne pouvait contester que c'était en partie la possessivité qui l'avait poussée à le rejoindre, une possessivité dont il faisait également preuve à son égard, ce qui avait tendance à effrayer cette partie d'elle qui ne voulait s'adonner à ce genre d'attachement, qui l'avait toujours fuis, qui l'avait toujours rejetée. « Je te l'ai déjà dis mais je vais encore une fois le répéter, tu n'as rien à craindre au sujet de Noam. Cette histoire est définitivement close. J'ai été honnête avec toi justement pour éviter ce genre de conneries, merde ! Qu'est-ce que je dois faire pour que tu comprennes enfin que nous sommes simplement amis et qu'il n'y aura plus jamais rien entre nous ? Mis à part couper les ponts avec lui et me terrer comme une Hermite chez moi ? » Une pique lancée, qui renvoyait à ce qu'il avait laissé échappé sous le coup de la colère et de la jalousie, malgré des excuses que s'en étaient d’écoulées. Elle s'emportait, tiraillée par ses propres sentiments, ne faisant plus attention à des paroles qui sortaient d'entre ses lèvres, portée par cette rancœur liée à la jalousie. « Je m'inquiétais pour toi bordel ! Tu m'as appelé complètement ivre, tu ne semblais plus être toi même et comme j'étais déjà à Vegas, je... » Mais elle se tût, pâlissant face à une révélation, une inquiétude librement exprimée, échappée. Elle se raidissait légèrement tout en pressant ses doigts à ses tempes avant de soupirer longuement. « Mais c'était visiblement inutile vu que tu semblais être entre de bonnes mains. » souffla t'-elle en faisant référence à cette brune dépeinte plus tôt, parée d'une froideur qui était cependant différente de ces nombreux masques qu'elle avait pu porter....C'était pour camoufler une plaie, une pointe de douleur qui se répercutait dans le jade face à une situation qui l'oppressait plus qu'elle ne voulait l'admettre.
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MessageSujet: Re: LEAH ȶ You can be the moon and still be jealous of the stars.    Mer 15 Juin - 12:41


La jalousie … tu t'es moqué de cette émotion que tu n'as jamais comprise. Personne n'a le droit d'en posséder une autre et chacun devrait arpenter sa propre route sans avoir à subir les griffes d'une moitié avec laquelle tu couches et t'entends. Cette sensation n'était pas pour toi, de même qu'aucun des élans qui n'y conduisaient. Mais impossible n'est pas humain. Tu as été frappé, touché violemment par ce que tu ne comprenais pas. Et la jalousie a profité de ton inexpérience pour planter ses griffes dans ta chaire. L'animal se débat, tente d'échapper aux blessures infligées, tente de fuir. L'ombre et l'obscurité t'écrouent, ta propre violente te dépasse. La violence de tes émotions.  


Je levai un sourcil à sa remarque et mon esprit m'offrit malgré moi les images d'une jeune femme alcoolisée qui tombait dans les bras d'un Noam plus qu'heureux de caresser les courbes d'un corps qui ne lui avait visiblement que trop plut. Je serrais les dents, maudissant mon imagination débordante. Mais Leah oubliait ce que lui faisait faire l'alcool. Même si elle était très sauvage en temps normal, la boisson levait toutes ses inhibitions. Un long frisson me parcourut l'échine tandis que les souvenirs affluaient sous mes paupières, ceux reliés à une soirée, une dispute violente, à une étreinte arrachée par une femme à la sensualité décuplée par cette boisson dont elle ne mesurait évidemment pas le danger. Je glissai la langue sur mon inférieure, sans la quitter de mes prunelles où le scepticisme et l'ombre formaient un étrange duo. Mais plutôt que d'annoncer, qu'effectivement, je doutais de sa tempérance vis à vis de la boisson, je pris un chemin que mon instinct me dicta avant même que mon cerveau puisse y réfléchir posément. « Es tu en train de me dire que tu n'éprouves plus aucun désir pour lui ? » Qu'elle ait pu la première fois m'étonnait. Ils dépareillaient. Le blond et la blonde, le riche et la flic, ils formaient un couple stéréotypé sans le moindre charme. En vérité, je ne voyais pas même comment elle avait pu s'approcher de lui sans le défoncer d'une de ses petites piques acérées. Mais qu'ils n'aillent absolument pas ensembles n'empêchaient pas l'animal d'éprouver une jalousie si violente qu'elle me poussa à déclamer ce que j'aurais préféré taire. Je regrettai rarement ce que je pouvais dire, et même si les mots m'échappaient sans que je n'ai le temps de les retenir. Mais ceux qui quittèrent soudainement l'étreinte de mes lèvres me frappèrent plus durement qu'ils ne durent l'atteindre elle. Pendant une demi seconde, j'eus la sensation de ne pas être celui qui les prononçait. Je ne pouvais pas l'être. La jalousie ne pouvait pas me ravager au point de détruire tout ce en quoi je croyais. Blême, je perdis mon souffle. Je me perdais. Quels que fussent les émotions qu'elle me faisait ressentir, je ne voulais pas devenir l'un de ces énièmes abrutis prêt à écrouer celles auxquelles ils tenaient. Mais étais-je vraiment le seul à arpenter les chemins tortueux et inconnus d'un tel labyrinthe noirâtre ? Je lançai l'interrogation, déviant presque consciemment le sujet pour effacer un moment de folie qui me hantait. Mon regard se durcit quand elle ouvrit enfin la bouche pour me faire partager un point de vue incisif. La réponse me vint aussitôt .. et par un incroyable tour de force, je parvins à la retenir avant qu'elle ne me plonge une nouvelle fois dans l'amertume. Que j'aime ou non cette sensation, la situation m'emmerdait également. Cette connerie, cette faiblesse, cette personne que j'étais en train de devenir et qui ne me convenait pas. La jalousie m'emmerdait. Ce putain de désir qui me noyait quand je la regardais également. Je serrais les dents, pour ne pas me corrompre davantage à cause d'une impulsivité que, pour la première fois, je regrettais. J'avais la sensation de me mettre en danger. De devenir une proie à la merci d'un prédateur. Leah s'éloigna et glissa ses mains dans sa chevelure pour nouer une queue de cheval qui durcissait ses traits. Et pourtant, ses grands yeux étaient ainsi mis en valeur, appelant irrémédiablement le regard d'autrui. Dont le mien. « Bien sûr .. » sifflai-je entre mes dents, incapable de retenir l'amertume que provoquait chez moi une réponse aussi conne. Être le seul à assumer mes conneries et mes émotions me fatiguait. N'avait-elle dont aucun cran ? Ma mâchoire se crispa, mes prunelles se noircirent. Qu'elle se serve de mes paroles contre moi ne m'étonnaient pas. S'il s'était s'agit de n'importe qui d'autre, je lui aurais envoyé dans la gueule d'aller se faire foutre. Mais ce mélange étrange d'émotions et de sentiments continrent la folie meurtrière qui, néanmoins, noircissait mes prunelles dardées sur elle. Mon côté le plus sauvage n'était écroué que parce que je tenais à elle. Mais je ne pouvais guère effacer la colère que faisait naître en moi une telle lâcheté de sa part. Je plantai légèrement les dents dans mon inférieure, puis plus puissamment, pour enrayer les paroles assassines que mon impulsivité faisait naître dans ma gorge. Mais elle lâcha enfin une partie de la vérité, cessant ainsi de se cacher derrière des faux semblants. Le loup s'apaisa imperceptiblement dans mon être mais demeura aux aguets tandis que je croisai les bras sur mon torse. « Je ne tiens pas plus l'alcool que toi. » rétorquai-je sans m'appesantir sur une prise de parole qui, néanmoins, demeurait dans ma mémoire. Mais la colère s'échappa de nouveau, alliée à ce mal être qui me poursuivait depuis que j'avais enfilé ce costume qui me collait à la peau. Un rire cynique pourfendit mes lèvres tandis que je m'avançai légèrement, les bras écartés. « Entre de bonnes mains ? Depuis que cette soirée pourrie a commencé, mon orgueil m'a poussé à accepter bêtement les défis d'un homme qui n'a visiblement plus toute sa tête ! Mais bordel regarde où il m'a traîné ? Dans une ville pourrie et superficielle jusqu'à la moelle ! » Si les yeux étaient le miroir de l'âme, la mienne était à nue. Mes prunelles, au bleu assassiné par ce malaise qui me poursuivait, exprimaient la douleur particulière de l'animal une fois de plus mis en captivité. Mais les barreaux étaient ceux que j'érigeai moi même. J'étais incapable de résister à un défi, incapable de courber l'échine face à un adversaire. Je refusai de la présenter, de l'offrir aux dents d'un compétiteur qui se révélerait plus fort que moi. Alors je fonçai dans le tas, te ce quitte à me retrouver dans des situations qui me tuaient à petit feu. « Mais comment peut-on avoir même l'envie de mettre un pied dans un endroit aussi malsain ? » Un frisson d'horreur me parcourut la colonne vertébrane, suffisant pour calmer les appréhensions qui m'inondaient. Et il me suffit d'un regard pour comprendre que je m'étais trompé de chemin. « Mais tu ne parlais pas de Noam ...» compris-je en la regardant, les sourcils légèrement froncés sur mes prunelles aux eaux plus calmes. « La brune … tu parles de cette brune pathétique et écervelée que Noam m'a demandé de séduire ? » Je m'approchai d'elle, conquis par la jalousie que je pouvais désormais lire dans des yeux où les barrières acérées semblaient s'être effondrées. « C'est incroyable que tu puisses être jalouse et néanmoins te forcer à ne pas vouloir comprendre ce que moi je peux ressentir. » marmonnai-je en la rejoignant de quelques enjambées suaves et félines. « Elles avaient des ongles longs et acérés. Ses mains étaient donc loin d'être belles … quand à savoir si elles étaient bonnes, je n'en ai aucune idée et je n'ai jamais eu envie de le découvrir. » Maintenant que j'étais proche d'elle, que la distance entre nous s'était réduite à quelques malheureux et pauvres centimètres, je ressentais sa chaleur. Son parfum florale, la douce effluve de son baume à lèvre. Le désir me frappa violemment, colorant légèrement ma peau, embrasant mes sens et assujettissant mes pupilles dilatées. J'avais envie de la secouer. De l'embrasser. De la toucher et de la presser. J'avais envie de la faire taire comme de la faire hurler. J'avais envie de sa chaleur et de ses doigts sur ma peau. Mon souffle s'échauffa, brûlant mon inférieure tandis que je baissai les yeux sur ses lèvres, prête à répondre. J'avais presque envie de la voir s'enflammer par jalousie. Afin d'avoir une excuse, une opportunité pour mordre sa bouche et assassiner ses paroles.

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MessageSujet: Re: LEAH ȶ You can be the moon and still be jealous of the stars.    Mer 15 Juin - 13:22


leah & fenrir

though i try to resist i still want it all.

« Oui. » La réponse fut courte et brève, celle d'un désir qu'elle ne ressentait plus à l'égard de son collègue, un amant passé qui n'était plus aujourd'hui, plaisir sexuel qu'elle trouvait dans les bras d'un autre en une sensation plus exaltante, plus libératrice. La question même ne se posait plus, ne ressentant qu'une simple amitié pour Noam quand ses sentiments étaient beaucoup plus tiraillés pour un brun qui savait fissurer ce carcan glacé duquel elle ne cessait de se vêtir. De nombreux masques qu'il avait brisé, dévoilant un visage qu'elle ne montrait que peu, qui n'était la plupart du temps qu'un acte qu'elle jouait aussi bien avec le monde extérieur qu'avec une grand-mère à laquelle elle se confiait peu sur ses ressentis. Des confidences échangées dans cette tiny après cet échange torride, des mots posés pour révéler l'origine de cette froideur qui ne cessait de l'habiller, pour des sentiments qu'elle ne cessait de rejeter ainsi qu'une compassion qu'elle avait du mal à ressentir pour autrui, camouflant ce ballet infernal derrière cette armure d'acier, une armure qui n'était plus, qui se brisait au fil des paroles qui glissaient hors de ses lèvres, comme cette inquiétude ressentie face à un appel, à ce ton éméché, alimentant par la suite jalousie face à une brune qu'il se devait de draguer et dont il n'avait de souvenir. Ses doigts s'enfonçaient dans les manches de son manteau sombre tout en le mirant de ses prunelles où se mêlaient la colère et la jalousie en un parfait cocktail qui ne tarderait à exploser. Un mélange dangereux qui pouvait la conduire sur un chemin qui commençait à devenir familier, celui d'un érotisme auquel elle ne savait résister en sa compagnie. Une compagnie où les souvenirs se dessinaient, ceux de cette boisson ingurgitée en trop grand quantité, la conduisant à un état d'ivresse qui l'avait poussée à le rejoindre après une dispute qui les avait opposé avec violence sur une danse sexuelle dans laquelle il l'avait entraînée sans lui demander son avis, la déshabillant en partie devant les regards avides de clients de cette boîte de strip-tease. Une dispute qu'elle avait effacée de sa mémoire pour ne plus rechercher que sa chaleur, l'ayant allumé, provoqué jusqu'à obtenir que le loup se défaisait de ses chaînes et la dévorait entièrement. Des souvenirs bouillants qui alimentaient ce feu incandescent dans ses veines, ses ivoires pourfendant légèrement le rouge de son inférieure sans cesser de mirer le brun qui murmurait une phrase faisant également référence à cette scène qui les avait liés, à un alcool que lui non plus ne savait gérer, l'image d'une brune hurlant de plaisir dans ses bras se dessinant dans son esprit, lui tirant une grimace dégoûtée avant que son attention fut attirée par un rire où se mêlait l'ironie accentuant la colère qui ne cessait de brûler en elle. Il se foutait d'elle en plus de ça ? Mais il dériva, exprimant son malaise par une rage qu'il ne retenait plus, celui d'être amener dans une ville exécrée et superficielle, les saphirs exprimant cette douleur liée à cette impression de captivité, d'un enfermement qui était sa phobie, son Némésis. Un sourcil se leva au dessus de l'une des émeraudes, surprise par cette réponse à laquelle elle ne s'attendait et il se rendit compte de son erreur, rectifiant en soufflant qu'elle ne parlait de ce collègue qui avait été autrefois un amant, une relation qui n'était plus qu'un fin filet de fumé s'effaçant dans un paysage troublé. « Effectivement, je ne parlais pas de ton cousin. » laissa t'-elle échappée d'un ton acéré avant qu'il ne faisait référence à une brune qui accroissait la jalousie et la possessivité en elle, deux émotions qu'elle ne pensait pouvoir ressentir envers autrui, deux émotions qui ne cessaient de se manifester avec lui, que c'était avec cette femme embrassée durant cette soirée déguisée ou cette rousse langoureuse et à moitié dénudée chez lui...Et maintenant cette brune dont la simple mention suffisait à la hérisser. « Oui je parle d'elle, celle dont tu ne te rappelles plus ce que tu as fais avec. » rappela t'-elle avec une certaine froideur nuancée par la chaleur d'une colère qui s'entendait dans les intonations d'une voix qui était devenu un murmure dangereux et presque menaçant alors qu'il s'avançait tout en dénonçant une jalousie qu'elle ressentait et qu'elle ne voulait entrevoir le concernant. Elle fronçait les sourcils tout en pressant un peu plus ses bras contre sa poitrine camouflée en le défiant de ses prunelles émeraudes et brûlées par le ressentiment...Et ce foutu désir dont elle n'arrivait à s’appesantir. « Encore une fois, la situation est différente Fen. » siffla t'-elle, mais son être fut mis à mal lorsqu'il s'approcha d'elle, réduisant la distance entre leurs deux corps éprouvés. Elle sentait son parfum...Sucré. Animal. Elle percevait le mouvement de ses lèvres charnues, l'intensité d'un regard qui était le reflet du sien, son souffle brûlant qui glissait sur une bouche qui aspirait chaque bulle d'oxygène savoureuse. Un frisson la parcourut, son souffle se faisant plus lent tandis qu'il laissait échappé quelques mots de sa voix chaude et sensuelle. Elle serrait un peu plus les dents face à une description dont elle se serait bien passée mais il avouait n'avoir eu aucune envie de coucher avec elle. Elle haussait un sourcil tout en inspirant profondément, le poids qui pesait sur ses entrailles semblant se dissoudre...Mais cette phrase, ce regard, cette scène...Et elle comprit que les mots déclamés sur cette brune n'avaient été qu'une arme, un poignard jeté dans sa direction pour...Se venger ? La faire payer ? Essayer de comprendre ce que lui même subissait avec cette histoire d'amant qui avait éclatée ? La colère flamboya à nouveau et le poing frappa son épaule violemment, le faisant légèrement reculer. « Espèce de connard ! Tu me fais croire que tu avais peut-être couché avec elle simplement pour te venger de cette histoire avec Noam ? » s'exclama t'-elle avant de se reculer de quelques pas, brûlée car le simple fait de l'avoir toucher, un toucher qui accentuait le désir en elle, peignant des images qu'elle aurait voulu effacées au vu d'une situation qui à nouveau lui échappait, sur laquelle elle n'avait plus aucun contrôle. « Noam ne m'intéresse pas ! Tout ce qui nous lie c'est le travail alors certes j'ai couché avec lui, mais c'est du passé bordel ! Le seul avec lequel j'ai envie de coucher à présent c'est avec to... » Elle se tût soudainement, se mordant la lèvre en se rendant compte qu'elle venait de déclamer ce désir, cette envie et aussi cet attachement qu'elle ressentait envers lui, qui ne cessait de s'intensifier au fil des minutes passées avec lui. Elle poussa un léger grognement entre frustration et agacement avant de s'éloigner un peu plus, comme si cela lui permettait d'échapper à cette emprise qu'il avait sur elle, qui mettait ces sens à rude épreuve. « Tu es le type le plus agaçant que je connaisse. » lança t'-elle à son encontre, mais la colère avait diminuée, ne laissant plus place qu'à ce lien intime qui les unissait, qui ne cessait des les rapprocher et de les enflammer dans le péché de la luxure et de l'érotisme.
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MessageSujet: Re: LEAH ȶ You can be the moon and still be jealous of the stars.    Mer 15 Juin - 13:22


La jalousie … tu t'es moqué de cette émotion que tu n'as jamais comprise. Personne n'a le droit d'en posséder une autre et chacun devrait arpenter sa propre route sans avoir à subir les griffes d'une moitié avec laquelle tu couches et t'entends. Cette sensation n'était pas pour toi, de même qu'aucun des élans qui n'y conduisaient. Mais impossible n'est pas humain. Tu as été frappé, touché violemment par ce que tu ne comprenais pas. Et la jalousie a profité de ton inexpérience pour planter ses griffes dans ta chaire. L'animal se débat, tente d'échapper aux blessures infligées, tente de fuir. L'ombre et l'obscurité t'écrouent, ta propre violente te dépasse. La violence de tes émotions.  


Même si elle semblait évidente, sa réponse suffit à rasséréner l'animal qui s'agitait dans mon être contracté et étreint par une fureur jalouse que je contrôlais mal. Le loup dominait. Il était celui qui la regardait, celui qui parlait, celui qui agissait impulsivement. J'inspirai profondément, incapable de réfléchir correctement et posément à la situation compliquée dans laquelle je me retrouvais. Mon cousin s'était tapé une femme à laquelle je tenais et j'étais intimement convaincu qu'il fantasmait toujours sur elle. Comment ne pas en être malade ? Perdu dans mes pensées les plus nauséeuses, sa question me fit bondir, me poussant à m'épancher sur le mal être qui m'étreignait depuis le début de la soirée. Une confession que j'arrêtai brutalement quand je compris que la jalousie dictait la question qui avait échappé à ses lèvres. Une brune. Une scène qui m'était sortie de l'esprit tant la femme avait été fade et sans aucun intérêt. Une femme dont je m'étais servie comme bouclier lorsque la jalousie m'avait brusquement étranglé. De même que la colère qui semblait vouloir me noyer à présent. « La situation n'est en rien différente Leah. » sifflai-je entre mes lèvres serrées en me rapprochant d'elle. Je la frôlai et laissai son parfum venir torturer un corps dont l'âme était déjà ébranlée par des sentiments aussi noirâtres que le désir qui filait dans mes veines. Elle me réduisait en esclavage, cette envie malsaine de la renverser sur l'un de ces bancs pour la forcer à émettre autre chose que ces paroles lâches et mensongères. Son poing s'écrasa violemment sur mon épaule quand elle comprit, et je haussai le sourcil, le visage tendu et les traits crispés. « Je ne t'ai rien fait croire Leah. Ton imagination s'en est chargée seule, comme la mienne ne cesse de me rappeler ce que tu as fait avec Noam. Toi et moi ne sommes en rien différent. Tu es bouffée par ta jalousie comme je le suis par la mienne. » lâchai-je brutalement en me penchant vers elle. « Et tu es tout aussi incapable de le contrôler que je le suis. » [/color] ajoutai-je dans un souffle aussi brûlante que ferme. Elle recula, le regard altéré par une émotion encore plus violente que la rage qui l'étouffait. Le désir. Le même désir qui coulait dans mes veines, violent et irrépressible, ce désir qui nous avait jeté sur ce marasme ensanglanté. Elle ouvrit la bouche et les mots la quittèrent, m'atteignant chacun leur tour avec une sincérité implacable. Je me détendis imperceptiblement devant cette très brève mise à nue et esquissai un léger sourire. « Tu n'as jamais hésité à m'en coller une Leah … donc j'imagine que tu ne recules que parce que tu as peur de céder au démon de la luxure en me sautant dessus ? » la provoquai-je suavement en m'avançant vers elle. La colère reculait face au désir, ce désir fou et féroce que ma crise de jalousie semblait avoir exacerber. Je me rapprochai d'elle puis refermai les doigts autour de son bras pour l'attirer vers moi. « Tu m'emmerdes. » avouai-je abruptement sur un ton chaud qui tranchait avec la violence de mes paroles. « Tu m'emmerdes à ne rien admettre et à vouloir camper fièrement derrière tes barrières. » Mes doigts glissèrent sous son menton et je lui fis lever la tête pour pouvoir plonger dans l'émeraude altéré de son regard. La colère se disputait à l'appétit en une farandole de nuances sombres qui, je le savais, se reflétait dans le bleu nuit de mes propres yeux noyés dans les siens. « Je n'aime pas la manière dont il te regarde Leah. » fis-je en caressant légèrement sa mâchoire. Ma main cascada sur son bras, effleurant le vêtement qu'elle portait. « Alors, et si jamais je surprend un nouveau regard de ce genre de sa part ... » Je penchai la tête, effleurait sa pommette de mes lèvres brûlantes puis soufflai à son oreille. « Je lui arrache moi même les yeux. » Et je savais que je ne pourrais pas m'empêcher. Car, et même si j'étais incapable de me contrôler, je me connaissais. Aussi j'espérais sincèrement me tromper sur lui et sur ce qu'il éprouvait pour la blonde dont le souffle rebondissait sur ma peau mal rasée. J'inspirai profondément sa flagrance puis craquai. J'écrasai ma bouche contre la sienne, répondant ainsi aux fantasmes qui bourdonnaient et me tourmentaient depuis qu'elle avait pénétré l'église. J'avais réussit à pallier cette envie de fuir quand j'avais comprit où m'entraînai Noam en enchaînant l'animal sauvage dans un recoin de mon esprit. Mais j'étais totalement incapable de maîtriser les émotions que cette femme faisait naître en moi, ces mêmes émotions qui déferlaient dans mon être alors que ma langue asservissait la sienne en un baiser aussi brutal et brûlant que la jalousie qui m'avait dévorée. Ma barbe frottait sa peau pâle, appelant le carmin à la rougir. Le son de la porte dans son dos ne me troubla pas, pas plus que les murmures et les exclamations de ces étrangers. Au contraire, j'approfondis le baiser bestial de même que la caresse de mes dents sur son inférieure gonflée. Le sang naquit en une goutte écarlate dont je maquillai sa lèvre avant de la quitter pour rougir sa mâchoire. J'aspirai sa peau, la dévorait, laissant ma marque sur le lait tendu qui recouvrait ses muscles et ce sang battant dont je sentais les pulsations sous le trajet sans délicatesse de mes dents. Cette femme me rendait fou. Dingue. Tant par sa personnalité que par la saveur de sa peau, tant par les mots que sa langue jouait que par les rotations de cette dernière dans ma bouche. Je refermai les lèvres sur la veine qui battait dans sa gorge puis la mordis, la tête plaquée contre son cou et les doigts refermés sur ses flancs pour la maintenir. J'aspirai, maculai, humidifiai sa peau rougie marquée par un suçon rubicond avant de glisser les mains sous son haut pour effleurer sa peau brûlante. Alors, je la plaquai contre moi et relevai la tête, plongeant ainsi les yeux dans les siens. Enchaînée par mes bras sous son haut, elle était incapable de reculer et je savais que pour rien au monde elle ne baisserait la tête. J'enfonçai mes ongles dans son dos pour la plaquer contre mon torse et ainsi presser mon bassin au sien.  

_________________
La vérité se tapit dans les replis obscurs du cœur ou de l'esprit, enfouie sous le présent et la certitude. Mais les émotions finissent toujours par imploser en une myriade d'étincelles, dévoilant une réalité qu'on était loin d'imaginer. @swanscaptn › © alaska.  

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MessageSujet: Re: LEAH ȶ You can be the moon and still be jealous of the stars.    Mer 15 Juin - 13:23


leah & fenrir

this is how you start a war.

« A la différence que moi, je ne t'ai pas provoquée au sujet de Noam quant toi tu as laissé sciemment le doute m'envahir tout en sachant pertinemment que rien ne s'était passé ! » s'écria t'-elle à sa remarque d'une situation qui n'était différente de celle qu'il était entrain de vivre. Une raison qu'elle ne voulait lui donner, une faiblesse quant à des sentiments qui naissaient, des sentiments où elle n'avait le moindre contrôle. Des sentiments qui la guidaient, dessinant une scène qui n'était celle de la haine mais de l'érotisme...Elle désirait se perdre dans ses bras, goûter à sa chaire, entendre ses hurlements résonné dans ce lieu sacré qui serait entaché par le démon de la luxure...Un démon qu'il incarnait subtilement. Elle glissait ses ivoires sur son inférieure pourpre, l'émeraude ne quittant ce visage où se mêlait différentes émotions qu'il ne prenait la peine de camoufler. Il était un véritable livre ouvert quant elle était une porte qui restait obstinément fermée, malgré cette clé donnée à cet amant qui représentait bien plus qu'elle ne voulait l'admettre. La solitude l'avait toujours accompagnée, hommes qui n'avaient fait qu'effleurer son existence sans pour autant s'y attarder devant ce rejet constant, cette armure de glace qu'elle ne cessait d'aborder tout comme cet attachement qu'elle ne cessait de fuir...Un attachement qui pourtant avait fini par la rattraper, la liant à ce loup qui attisait une valse d'émotions dans un être qui n'arrivait à suivre cette myriade de sentiments à son égard. Des sentiments que pourtant elle continuait de refouler au plus profond d'elle-même, des sentiments qui ne se lisaient sur un visage où la froideur n'existait cependant plus. Il n'y avait que le trouble, la méfiance et cette jalousie qui l'avait menée à franchir la porte de cette église à cause d'une femme mentionnée...Au fond, il avait raison. La situation était la même malgré quelques divergences, quelques détails qui l'en éloignait. Elle poussait un long soupir, sa voix rauque et suave résonnant près d'elle, frissons qui parcouraient son être tandis qu'elle lui coulait un regard sombre face à une peur sexuel qu'elle ressentait, ce qui expliquait le fait qu'elle n'avait agit physiquement avec lui...Comme cette soirée de Halloween. Comme ces retrouvailles sanglantes chez lui. « Je n'ai pas envie de coucher avec toi. » affirma t'-elle dans un sifflement, alors que son corps, au contraire, ne souhaitait plus que se perdre dans cette abîme rougeoyante et brûlante, croquer dans ce fruit interdit,  se noyer dans le plaisir de la chair. Un plaisir qui ne cessait de s'accroître face à ses mots et à ses gestes, comme ses doigts qui glissaient sur son bras, dessinant une menotte de chair jusqu'à ce qu'il l'attirait contre son corps où cette flagrance vanillée s'échappait de sous les embruns de cet alcool ardemment consommé. Les lettres coulaient de cette langue obsédante, dessinant des paroles chaudes à la franchise mordante et violente. Elle frémissait, émeraudes qui ne quittaient les turquoises où dansaient les flammes de son désir, un désir qui se reflétait dans ces iris noirâtres encerclés de cette teinte verdâtre particulière. Ses doigts volaient, glissaient sur sa peau laiteuse, relevant son menton pour maintenir un contact visuel qui était une torture physique, alimentant cette envie qui ceignait son bas ventre. La menace grondait,  fût incandescente, son souffle rebondissant contre ses lèvres entrouvertes dont sa langue accueillait ces bulles d'oxygènes suaves et érotiques. Sa respiration fut plus lente, son regard ne quittant ce visage noyé par cette ombre familière. Elle sentait la pulpe de ses doigts navigué sur son épiderme, glissant sur son bras dont sa peau était camouflée par ce tissu qu'elle portait. En trop. Il était dangereux. Captivant. Ses ivoires caressaient son inférieure tandis qu'elle laissait un léger gémissement s'échapper de ses lèvres, frustrée par ce contact qui n'était qu'éphémère quand elle désirait plus...Beaucoup plus. La colère s'était muée en plaisir, l’amertume en envie, la jalousie en obsession. Et cette menace dépeinte par sa voix brûlante contre son oreille ne fit qu'augmenter le pic d'une tension crée, une alchimie à l'érotisme foudroyant. Elle aurait du le frapper, le repousser, détourner sa silhouette pour échapper à cette fascination malsaine qui ne cessait de naître lorsqu'il l'effleurait, dessinant ces scènes intenses et sexuelles dans un esprit embrumé qui ne savait plus sur quel pieds danser. Elle en perdait ses mots, la notion du temps, ainsi que le lieu où ils se trouvaient...Une église... Mais elle n'eut le temps de réfuter cette idée et même ce lieu qu'il écrasait bestialement sa bouche contre la sienne, enroulant sa langue autour de sa jumelle, lui faisant l'amour de ses lèvres en les prémices de cet acte érotique qui était la finalité de cette dispute sauvage, de cette jalousie qui broyait leurs êtres mis au supplice. Elle n'arrivait plus à réfléchir, se laissant porter dans un baiser auquel elle répondit avec tout autant de fougue, mordant ardemment sa langue de ses ivoires, la suçant entre ses lèvres pleines tout en pressant son corps contre le sien, ressentant sa chaleur, son parfum enivrant et captivant. Une bouche qu'elle dévorait, ne faisant guère attention aux personnes qui avaient pénétré dans ce lieu sacré, trop occupée par cette bouche sanguine dont les ivoires tranchantes se refermaient sur son inférieure. Un gémissement plus prononcé s'échappait, roulant sur sa langue tout comme cette goutte carmine qui coulait de son inférieure, glissant sur son muscle rosé, le goût du sang se mêlant à celui plus sucré de son flux. Et il s'échappait, rendant sa peau écarlate, gémissements qui devenaient plus intenses, plus profonds, ses doigts se pressant contre sa musculature, glissant le long de sa colonne vertébrale, s'enfonçant dans le bas de son dos pour le presser plus contre elle. Sa raison s'effilochait, la rancœur n'étant plus qu'un souvenir lointain dans un cerveau engourdi par l'instant présent. Un cri rauque résonnait en écho contre cette joue qu'elle effleurait de ses ivoires face à une morsure qui devenait un suçon qu'elle garderait certainement durant plusieurs jours. Une marque imposée, une marque possessive. La peau de son bras glissait contre la sienne face à son haut relevé qui dévoilait la blancheur de son épiderme et elle fût plaquée contre son corps finement sculpté et camouflé par ces morceaux de tissu qui étaient de trop face à ce moment empli d'éclats carmins. Elle était pressée contre lui, sa poitrine compressée contre son torse, ses lèvres rougies et entrouvertes tandis que l'émeraude coulait dans ces flots azurés desquels elle ne voulait se défaire...Elle s'y enfonçait même. S'y noyait. Ses ivoires s'enfonçaient dans son inférieure fendillée à la sensation de son bassin contre le sien, de ce corps brûlant qu'elle voulait redécouvrir, goûter de sa langue gourmande. Elle ne réfléchissait plus, ne se laissant guider que par son instinct et ces émotions qui dansaient un tango sulfureux dans son être. Elle reprit alors sa bouche avec plus d'animalité, croquant ses lèvres charnues jusqu'à ce que le sang se mêlait à leurs flux, ses doigts glissant sous sa chemise, goûtant à la chaleur de son épiderme. Le veston glissait, n'étant plus qu'une tâche noirâtre au sol avant qu'elle ne défaisait fiévreusement les boutons de sa chemise, trompant sa bouche ensanglantée avec sa mâchoire qu'elle mordait tout aussi avidement que ses lèvres, y traçant des sillons humides et écarlates. Ses paumes glissaient sur son torse parsemé de filaments ébènes, écartant d'un geste brutal les pans d'une chemise qui l'habillait. Et elle le poussait, le faisant tombé sur l'un des bancs boisés de cette église silencieuse qui accueillerait ce moment intime et dessiné par la luxure. Elle glissait sur ses genoux sur lesquels elle prit place après avoir enlevé un t-shirt qui vint rejoindre cette veste déjà présente sur le sol dallé, monts compressés et dessinés par un soutien en dentelle noirâtre avant de reprendre sauvagement ses lèvres tout en gémissant à la sensation de sa peau contre la sienne, pressant comme un besoin nécessiteux son corps contre le sien tout en frottant sa féminité encore préservée contre sa masculinité.
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LEAH ȶ You can be the moon and still be jealous of the stars.

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